Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a été officiellement convié à prendre part au tout premier Sommet économique de l’Afrique de l’Ouest, qui se tiendra les 20 et 21 juin 2025 à Abuja. L’invitation a été remise le 15 juin à Lomé par l’Ambassadrice Bianca Odumegwu-Ojukwu, ministre d’État aux Affaires étrangères et envoyée spéciale du Président nigérian, Bola Ahmed Tinubu.
Une reconnaissance du rôle stratégique du Togo
Lors de cette audience tenue à la présidence du Conseil, l’émissaire nigériane a souligné l’importance de la présence de Faure Gnassingbé à ce sommet inédit, conçu pour rassembler les principaux chefs d’État de la région, des acteurs économiques et les décideurs politiques. L’objectif est de jeter les bases d’une nouvelle dynamique de coopération économique, adaptée aux réalités actuelles du continent.
« Je suis venue transmettre au nom du Président Bola Ahmed Tinubu une invitation personnelle à son homologue togolais, pour participer à ce sommet majeur qui ambitionne de repenser l’intégration économique ouest-africaine », a déclaré Bianca Odumegwu-Ojukwu à l’issue de la rencontre.
Le sommet d’Abuja mettra notamment l’accent sur le renforcement du commerce intra-africain, la promotion des partenariats publics-privés, ainsi que la coordination des réponses aux grands défis économiques communs.
Un leadership affirmé et respecté
Si l’invitation s’adresse formellement à plusieurs dirigeants de la sous-région, la présence de Faure Gnassingbé revêt une dimension particulière. Le Togo s’est, ces dernières années, affirmé comme un acteur central dans les initiatives de stabilité régionale et dans la construction d’un espace économique ouest-africain plus intégré. La position géographique du pays, son rôle dans les corridors commerciaux et sa diplomatie de dialogue en font un partenaire écouté et respecté dans les concertations régionales.
Le sommet WAES, porté par le Nigeria, devrait ainsi marquer une nouvelle étape vers une coopération plus pragmatique entre les États, en misant sur l’implication directe des chefs d’État et sur des mécanismes souples, plus réactifs que ceux des structures classiques.
La Rédaction

