La répression accrue des autorités Zimbabwéennes contre les Opposants et les activistes pousse la Société civile et l’Alliance de la Démocratie (DA) en Afrique du Sud à demander à Ronald Lamola, ministre des Relations Internationales et de la Coopération d’exercer le droit du l’Afrique du Sud en tant que membre de la SADC et d’exiger le déplacement du Sommet SADC qui est prévu pour se 17 Août 2024 à Harare à un autre lieu.
La communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) réunit chaque année les chefs d’État et de gouvernement de 16 pays membres. Cette année, le 44ème sommet est prévu pour le 17 Août 2024 à Harare. La thématique retenu est : « Promouvoir l’innovation pour débloquer des opportunités de croissance économique durable et de développement vers une SADC industrialisée». Le président Emmerson Mnangagwe assumera la prochaine présidence du bloc régional.
Le traité fondateur de la SADC impose aux États membres d’agir conformément aux principes des : « droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit ». Mais plusieurs vagues d’arrestations d’opposants ont été signalées au Zimbabwe. Des attestations qui sont contre le traité fondateur de la SADC, la charte des Nations Unies et charte Africaine des droits de l’homme et des peuples dont le Zimbabwe est signataire.
Le 16 juin 2024, Jomeson Timba, un leader de l’opposition ainsi que 77 militants ont été arrêtés et sont détenus depuis lors dans d’horribles conditions. À l’aéroport international Robert Mugabe, quatre activistes ont été débarqués d’un avion et placé en détention. Le 27 juin 2024, lors d’une réunion, le président Emmerson Mnangagwa a déclaré « je suis conscient de l’existence de certains éléments voyous au sein du pays qui sont déterminés à colporter des mensonges et provoquer des actes désordres civil en particulier avant, pendant et après les événements régionaux et mondiaux ». Il a ajouté que les agences de sécurité étaient en état d’alerte maximale pour traiter avec détermination ces éléments voyous.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2017 à la suite d’un coup d’État contre son mentor Robert Mugabé, l’administration du président Mnangagwa a commis des graves violations des droits de l’homme et n’a pas ouvert l’espace politique comme il l’avait promis. Les militants des droits humains demandent à la SADC de réagir face à cette situation et de déplacer ce 44ème sommet dans un autre lieu.
La Rédaction

