Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a appelé à la vengeance après des violences menées selon lui contre ses supporteurs par des opposants lors de la campagne en cours pour les élections parlementaires prévues dimanche.
« Que chacune des agressions subies par Pastef de leur part depuis le début de la campagne, que chaque patriote qu’ils ont agressé et blessé soit proportionnellement venger. Nous exercerons notre droit légitime à la riposte », a déclaré M. Sonko tête de liste du parti Pastef aux législatives et chef de gouvernement depuis avril après l’attaques subies par son camp à Dakar, Saint-Louis. Il impute ses agressions à des sympathisants du maire de Dakar, Barthélémy Dias, qui est à la tête d’une coalition concurrente, Samm Sa Kaddu.
La coalition de M. Dias, Samm Sa Kaddu, a dénoncé dans un message publié sur les réseaux sociaux un « appel au meurtre assumé par l’actuel Premier ministre sénégalais ». Elle dit avoir été elle-même visée par de « multiples attaques ». « Ousmane Sonko, dévoré par la peur de la défaite, tente désespérément de museler la démocratie en tentant d’instaurer un climat de terreur. La coalition Samm Sa Kaddu tient Ousmane Sonko pour responsable de tout ce qui pourrait arriver à ses membres, ses militants, ses sympathisants et ses électeurs », dit-elle.
Lundi soir, selon le chargé de communication de la coalition Sam sa kaddu, Papi Konaré, la police a interpellé 40 membres de l’équipe chargée de la sécurité de la coalition de Barthélémy Dias, au niveau de Thiès, sur la route de retour vers Dakar. Quatre-vingt-une personnes ont également été interpellées à Saint-Louis, selon le gouverneur de la ville, Al Hassan Sall, qui invite les acteurs politiques à « bannir la violence » dans un communiqué.
La tension a grimpé d’un cran au pays, alors que les sénégalais sont appelés à élire dans cinq jours une nouvelle assemblée après la dissolution prononcée en septembre par le président Bassirou Faye.
La Rédaction

