Face à une sécheresse sans précédent qui menace la vie humaine et le bétail, le gouvernement somalien a organisé un comité d’urgence national réunissant les principaux acteurs politiques, religieux et économiques du pays. L’Agence nationale somalienne de gestion des catastrophes (SoDMA) a averti que la situation avait atteint une « phase dangereuse », nécessitant une mobilisation immédiate pour protéger les populations vulnérables.
La réunion a été présidée par Farah Sheikh Abdulkadir, président du Comité national de financement de l’aide contre la sécheresse et ministre de l’Éducation, et a rassemblé des responsables fédéraux, dont Mahmoud Moallim Abdulle, commissaire de SoDMA, Hirsi Jama Gani, ministre d’État au Bureau du Premier ministre, ainsi que Mohamed Amin Sheikh, directeur adjoint du Bureau de la Présidence.
À ce dispositif gouvernemental se sont ajoutés des chefs religieux, représentant les principales communautés religieuses du pays, et des acteurs du secteur privé, invités à soutenir la mobilisation de ressources financières et logistiques. Des représentants de la société civile, notamment des organisations communautaires locales, ont également été impliqués afin d’assurer que l’aide touche directement les populations affectées.
Les discussions ont porté sur la coordination d’une réponse nationale rapide et efficace, l’évaluation des besoins humanitaires urgents, et le renforcement du partage d’informations entre les institutions publiques et les partenaires sociaux. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une approche collective, associant gouvernement, société civile, acteurs économiques et religieux, pour limiter l’impact de la sécheresse et protéger les millions de personnes déjà touchées, dont des centaines de milliers de déplacés internes (PDI).
Cette initiative nationale s’inscrit dans un contexte plus large de coordination humanitaire, avec des échanges récents entre le gouvernement somalien et des organisations internationales telles que l’International Rescue Committee (IRC) et des partenaires régionaux comme l’Arabie saoudite et les Émirats, visant à renforcer l’aide d’urgence et à prévenir une aggravation de la crise alimentaire et hydrique.
La Rédaction

