Un hôpital ne fonctionne pas avec les seuls médecins. Derrière chaque intervention, chaque traitement et chaque parcours de soins se trouvent des infirmiers auxiliaires, des techniciens d’anesthésie, des spécialistes de l’hygiène, de la pharmacie ou de la rééducation. En ouvrant 525 places de formation, le Togo cherche à consolider cette base technique essentielle à son système de santé.
Le gouvernement a lancé les concours d’entrée à l’École nationale des auxiliaires médicaux et à l’École des infirmiers « Saint Jean de Dieu » d’Afagnan pour l’année 2026.
Les candidats admis seront formés dans plusieurs spécialités, notamment la kinésithérapie, l’hygiène, la pharmacie, l’anesthésie-réanimation, l’ophtalmologie et les soins infirmiers auxiliaires.
Des compétences indispensables aux structures sanitaires
Ces métiers occupent une place déterminante dans le fonctionnement quotidien des centres de santé et des hôpitaux. Les techniciens d’anesthésie interviennent dans la sécurisation des opérations, les kinésithérapeutes accompagnent la récupération des patients, tandis que les spécialistes de l’hygiène participent à la prévention des infections.
La formation de nouveaux professionnels doit ainsi contribuer à renforcer les équipes sanitaires et à mieux répartir les compétences dans les différentes régions du pays.
Un concours organisé dans six villes
Les épreuves écrites se dérouleront le jeudi 10 septembre 2026 à Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Tsévié et Lomé.
Le concours est ouvert aux Togolais des deux sexes. La limite d’âge est fixée à 40 ans pour les candidats fonctionnaires et à 30 ans pour les non-fonctionnaires.
Les dossiers doivent être déposés au plus tard le vendredi 28 août dans les différentes ENAM de Dapaong, Kara, Atakpamé, Kpalimé, Tsévié et Lomé, ou à l’École nationale des aides sanitaires de Sokodé.
Des conditions de formation différentes
Les admis à l’ENAM suivront leur cursus sous le régime de l’externat. Ceux retenus pour l’École des infirmiers « Saint Jean de Dieu » devront, pour leur part, s’acquitter des frais de scolarité fixés par l’établissement.
Les modalités détaillées du concours sont consultables dans le quotidien national Togo-Presse et dans les centres de dépôt.
Au-delà du recrutement de 525 apprenants, l’enjeu sera de transformer ces formations en compétences effectivement disponibles dans les établissements de santé. Le renforcement du système sanitaire dépendra autant du nombre de professionnels formés que de leur déploiement dans les services où les besoins restent les plus importants.
La Rédaction

