Au Rwanda, Paul Kagame adopte une posture ferme face aux menaces internationales. Récemment lors de l’ouverture annuelle du dialogue national à Kigali, le président a répondu aux États-Unis, qui menacent d’imposer des sanctions pour contraindre Kigali à cesser son soutien présumé aux rebelles de l’AFC/M23 et à retirer ses forces de la République démocratique du Congo (RDC).
Pour Kagame, la présence rwandaise dans l’est de la RDC est avant tout une mesure de sécurité contre des groupes armés qu’il qualifie de responsables du génocide de 1994, une version contestée par Kinshasa. « La pression internationale se traduit par des menaces quotidiennes, mais nous refusons de céder à ces diktats. Il est essentiel de protéger nos intérêts tout en cherchant des solutions équilibrées », a-t-il déclaré.
Le président rwandais a également critiqué les autorités congolaises, les accusant de ne pas résoudre efficacement le conflit dans l’est du pays. « Plutôt que de prendre leurs responsabilités, les dirigeants congolais laissent la situation se détériorer, et la communauté internationale insiste sur ce que nous devrions faire. Cela ne fait que prolonger les problèmes locaux », a-t-il ajouté.
Concernant les accusations d’exploitation des ressources minières congolaises, Kagame a rejeté tout intérêt économique du Rwanda, affirmant que si cela était le cas, le pays serait « cent fois plus riche ». Malgré ces assurances, le 22 janvier, une sous-commission de la Chambre des représentants américaine a recommandé, de manière bipartisane, de nouvelles sanctions contre Kigali.
La Rédaction

