Un acte de guerre sans précédent
Dans la nuit du 2 au 3 mars 2025, la ville de Goma, située dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), a été témoin d’un événement dramatique qui franchit une nouvelle ligne rouge dans le conflit armé : le groupe rebelle M23 a procédé à l’enlèvement de plus de 130 patients dans deux établissements hospitaliers stratégiques, l’hôpital Heal Africa et l’hôpital CBCA Ndosho.
Le déroulement des événements
Selon les témoignages recueillis, l’opération d’enlèvement a été menée avec une précision chirurgicale aux alentours de 3 heures du matin. Les combattants du M23 ont fait irruption dans les deux hôpitaux, capturant indistinctement des militaires en convalescence, des membres de la milice Wazalendo et des civils. Leur justification brutale : accuser ces patients d’être soit des soldats de l’armée congolaise, soit des sympathisants des forces gouvernementales.
Réaction internationale et condamnation
L’Organisation des Nations Unies (ONU) a immédiatement réagi avec une fermeté exceptionnelle. Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a dénoncé cette action comme une violation flagrante du droit international humanitaire. « Les hôpitaux sont des zones de neutralité absolue, » a-t-elle déclaré, « Les blessés et les malades doivent pouvoir recevoir des soins sans craindre d’être persécutés. »
Un contexte géopolitique complexe
Cet enlèvement s’inscrit dans un conflit régional persistant où le M23, présumément soutenu par le Rwanda, poursuit ses offensives dans l’est de la RDC. La communauté internationale observe avec une inquiétude croissante l’implication potentielle du Rwanda dans ce conflit.
Premières conséquences diplomatiques
Le Royaume-Uni a franchi un pas significatif en réponse à ces tensions, annonçant la suspension d’une partie substantielle de son aide à Kigali. Cette décision intervient après des accusations répétées selon lesquelles le Rwanda contribuerait à l’instabilité dans la région.
Le sort des victimes
Sur les 130 patients initialement enlevés, quelques civils ont été libérés et ont pu regagner les hôpitaux. Cependant, le sort des autres reste désespérément incertain, alimentant l’angoisse des familles et des soignants.
Une atteinte grave aux droits humains
L’enlèvement de patients représente plus qu’une simple action militaire : c’est une attaque directe contre les principes humanitaires les plus fondamentaux. En ciblant des personnes vulnérables et des structures médicales, le M23 commet potentiellement des crimes de guerre.
Cette crise met en lumière la fragilité persistante de la situation dans l’est de la RDC et le besoin urgent d’une intervention internationale coordonnée pour protéger les populations civiles.
La Rédaction

