Les autorités du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo (RDC), ont récemment autorisé la reprise des cours dans les zones contrôlées par le groupe armé M23 après deux ans de fermeture des écoles. La rentrée scolaire est prévue pour le 2 septembre 2024 et concernera principalement les territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo et une partie de Lubero.
Prisca Kamala Luanda, conseillère du gouverneur en charge de l’éducation, déclare que l’éducation est un droit essentiel pour tous les enfants. Elle a précisé que les enseignants qui ont fui ces zones ne seront pas obligés d’y retourner, et que les élèves et enseignants déplacés à Goma seront intégrés dans des écoles d’accueil.
Innocent Bahala, président du syndicat des enseignants au Nord-Kivu, de son côté déclare que la rentrée scolaire dépendra des réponses du gouvernement concernant les conditions de vie des enseignants, « Si le gouvernement ne crée pas de bonnes conditions pour les enseignants, nous organiserons une grève générale dans tout le pays ».
La situation éducative dans cette région a été affectée par le conflit. Selon un rapport de l’UNICEF, près de 750 000 enfants ont été touchés par l’insécurité, et environ 1 700 écoles ont dû fermer à cause de la violence. Mais la situation semble s’améliorer, ainsi, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires a noté que plus de 380 000 personnes déplacées ont regagné leurs villages dans le territoire de Rutshuru entre mars et juillet 2024.
Les syndicats d’enseignants ont appelé à un boycott de la rentrée, et affirment que sans de meilleures conditions, la situation éducative ne pourra pas s’améliorer.
La Rédaction

