Au Cameroun, les autorités intensifient leur lutte contre les églises de réveil qui opèrent en marge de la législation. Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale, a récemment réaffirmé la détermination du gouvernement à agir fermement contre ces structures religieuses qui défient l’ordre établi.
Actuellement, seules 48 églises disposent d’une autorisation officielle, dans un contexte où de nouvelles congrégations émergent quotidiennement. Dans de nombreuses localités, qu’elles soient urbaines ou rurales, il n’est pas rare de trouver plusieurs lieux de culte concentrés sur une superficie réduite.
Un avertissement ferme
Face à cette prolifération, le ministre a adressé un message sans équivoque : « Force restera à la loi. » Il a dénoncé le comportement de certains responsables d’églises, accusés de contourner les règles et de défier les autorités. Selon le gouvernement, ces églises ne se contentent pas de pratiquer une foi illégitime, mais participeraient à des activités suspectes, notamment en recevant des financements douteux pouvant alimenter des pratiques illicites, voire terroristes.
Cette position s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu. Le Cameroun continue de faire face à des défis tels que la crise anglophone et les attaques sporadiques de Boko Haram dans les régions septentrionales. Ces menaces justifient, selon les autorités, un contrôle plus strict des structures religieuses, pour éviter qu’elles ne deviennent des foyers de radicalisation ou de désordre.
Les voix des citoyens
Les inquiétudes du gouvernement résonnent avec celles de nombreux citoyens, exaspérés par les nuisances associées à certaines de ces églises. Bruit excessif, escroquerie, conflits familiaux et spoliation des biens sont fréquemment évoqués. Certains estiment même que ces lieux, loin d’être des sanctuaires, servent davantage à entretenir des pratiques contraires aux valeurs spirituelles.
Si l’avertissement du ministre marque une étape importante, beaucoup appellent à des actions concrètes, notamment la fermeture définitive des églises jugées illégales. Pour ces citoyens, il est temps que l’État intervienne pour restaurer un climat de confiance et protéger la population des abus qui entachent l’image des véritables institutions religieuses.
La Redaction

