Les autorités religieuses et scientifiques de plusieurs pays arabes avaient commencé, bien en amont, à se projeter sur le calendrier du Ramadan 1447 de l’Hégire, en s’appuyant sur les calculs astronomiques. À quelques semaines du mois sacré, ces estimations avaient permis d’esquisser une date probable du premier jour de jeûne, tout en rappelant que seule l’observation du croissant lunaire ferait foi.
Selon les données issues des observatoires et centres astronomiques régionaux, la conjonction lunaire de février 2026 laissait entrevoir un début du Ramadan le jeudi 19 février 2026 dans plusieurs pays, notamment en Tunisie, Algérie, Maroc, Bahreïn et Oman. Ces projections reposaient sur l’analyse précise des positions relatives de la Lune et du Soleil ainsi que sur la probabilité de visibilité du nouveau croissant.
La science au service de l’anticipation religieuse
Dans le monde musulman, l’annonce du Ramadan demeure un moment spirituel et institutionnel fort. Les calculs astronomiques ne remplacent pas la tradition, mais ils servent de boussole. En 2026, les experts avaient établi que la conjonction lunaire se produisait avant le coucher du soleil du 18 février, ouvrant la possibilité d’une observation du croissant ce même soir.
Cette méthode permettait aux autorités religieuses d’anticiper les préparatifs : organisation des prières, gestion des horaires de travail, planification familiale et logistique des marchés. La science offrait ainsi une lecture préliminaire du ciel, sans se substituer à la validation rituelle.
Tunisie, Algérie, Maroc : une même tendance
En Tunisie, les instances scientifiques avaient indiqué que le mercredi 18 février 2026 correspondait au dernier jour du mois de Chaabane. Logiquement, le lendemain, jeudi 19 février, apparaissait comme le candidat le plus probable pour l’entrée en Ramadan. Le ministère des Affaires religieuses avait toutefois rappelé que la décision finale dépendrait exclusivement de la Nuit du Doute.
En Algérie et au Maroc, la logique était identique. Les observatoires nationaux, en analysant la conjonction lunaire et les conditions de visibilité, avaient convergé vers la même estimation. Au Maroc, où l’observation visuelle reste une référence institutionnelle, les calculs astronomiques servaient surtout d’indicateur préalable pour les fidèles et les administrations.
Le Golfe dans la même dynamique
Dans le Golfe, Bahreïn et Oman avaient également publié des projections similaires. À Bahreïn, les experts estimaient que le croissant pouvait être visible dans la soirée du 18 février, ouvrant la voie à un début du jeûne le 19. Oman s’était appuyé sur des modèles astronomiques comparables, tout en soulignant que l’annonce officielle serait rendue après les observations religieuses.
Cette convergence régionale montrait une harmonisation croissante entre tradition islamique et outils scientifiques modernes.
Entre tradition et précision astronomique
Même si les calculs astronomiques sont de plus en plus fiables, ils ne remplacent pas la pratique prophétique fondée sur l’observation oculaire. En 2026, plusieurs astronomes avaient d’ailleurs averti que la visibilité du croissant pouvait rester délicate selon les zones géographiques et les conditions atmosphériques.
C’est pourquoi les autorités religieuses maintiennent une position prudente : la science éclaire, mais la tradition décide.
Une date probable, mais jamais définitive
Ainsi, avant la confirmation officielle, plusieurs pays arabes, dont la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, Bahreïn et Oman, avaient communiqué une date prévisionnelle fixée au 19 février 2026 pour le début du Ramadan. Une estimation utile pour l’organisation sociale, mais toujours suspendue à la réalité du ciel et à l’annonce solennelle des instances religieuses.
Le Ramadan, au-delà du calendrier, reste avant tout un rendez-vous spirituel où le regard vers la lune conserve toute sa symbolique.
La Rédaction

