Accroître l’offre de poisson tout en préservant les ressources disponibles : le Togo cherche un nouvel équilibre pour son secteur halieutique. Les travaux engagés à Lomé doivent aider le pays à mieux articuler production, aquaculture, protection des écosystèmes et besoins alimentaires.
La question ne se limite plus à augmenter les captures. Dans un contexte marqué par la pression sur les ressources naturelles, le développement du secteur passe aussi par une meilleure organisation de l’aquaculture, un suivi plus rigoureux des zones de pêche et des politiques capables de concilier rendement économique et préservation.
C’est dans cette perspective que plusieurs acteurs nationaux examinent l’adaptation des stratégies togolaises au Cadre politique et à la stratégie de réforme de la pêche et de l’aquaculture en Afrique.
Sortir d’une logique centrée sur les captures
Le défi est d’éviter qu’une hausse de la production ne se traduise par une exploitation excessive des ressources halieutiques.
Pour y parvenir, le pays devra mieux encadrer les pratiques, renforcer les données disponibles sur les stocks et intégrer davantage les enjeux climatiques dans la gestion du secteur.
L’aquaculture apparaît, dans ce contexte, comme un levier essentiel. Son développement peut contribuer à augmenter l’offre nationale sans accroître la pression sur les milieux naturels.
Adapter les politiques aux réalités du terrain
Les travaux menés dans le cadre du projet FISHGOV 2 doivent permettre d’identifier les écarts entre les orientations africaines et les dispositifs actuellement appliqués au Togo.
L’objectif est de proposer des ajustements capables d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, mais aussi de mieux prendre en compte les besoins des pêcheurs, des aquaculteurs et des autres professionnels de la filière.
Au-delà des textes, la réforme devra produire des effets concrets sur l’organisation du secteur, la qualité de la production et les revenus tirés de l’activité.
Un enjeu alimentaire autant qu’économique
La pêche et l’aquaculture occupent une place importante dans l’alimentation des ménages et dans les moyens de subsistance de nombreux acteurs.
Le défi consiste désormais à faire progresser la production sans compromettre les ressources dont dépend l’avenir du secteur. Cette équation impose une politique plus cohérente, une aquaculture mieux structurée et une gestion plus prudente des espaces de pêche.
La réussite de cette transition se mesurera moins au nombre de recommandations adoptées qu’à la capacité du pays à produire davantage de poisson tout en maintenant les écosystèmes en état de se renouveler.
La Rédaction

