Donald Trump a proclamé la conclusion d’un “accord commercial total et complet” avec le Royaume-Uni. Mais à Londres, le gouvernement Starmer parle encore d’un cadre de négociation.
Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi sur sa plateforme TruthSocial qu’un accord commercial “total et complet” avait été conclu avec le Royaume-Uni. Il a salué une “relation cimentée pour de nombreuses années” entre les deux puissances transatlantiques, précisant que ce traité serait le premier d’une série d’accords à venir.
« En raison de notre longue histoire et de notre fidélité, c’est un grand honneur d’avoir le Royaume-Uni comme notre PREMIÈRE annonce », a écrit Trump, en lettres majuscules.
Pourtant, selon plusieurs médias américains, l’annonce serait prématurée. Le Wall Street Journal évoque plutôt un cadre de négociation en cours, plutôt qu’un accord finalisé. Le New York Times et Politico confirment que les discussions sont avancées, mais ne parlent pas d’un traité signé.
Donald Trump doit tenir une conférence de presse à 10 heures, heure de Washington (16h en Suisse), depuis le Bureau ovale. Il pourrait y clarifier la nature exacte de cet “accord”.
Prudence côté britannique
À Londres, le gouvernement de Keir Starmer reste mesuré. Un porte-parole du Premier ministre a confirmé que “les négociations sur un accord entre nos deux pays se sont poursuivies à un rythme soutenu”. Il a ajouté que Keir Starmer s’exprimera plus tard dans la journée.
« Les États-Unis sont un allié indispensable pour notre économie et notre sécurité nationale », a-t-il souligné, sans confirmer la signature d’un accord.
Cet échange commercial serait le premier depuis que Donald Trump a imposé, le 2 avril dernier, de nouveaux droits de douane massifs. L’accord avec Londres pourrait donc inaugurer une nouvelle phase de sa stratégie économique à l’international, alors que plusieurs autres pays seraient également en discussion avancée avec Washington.
La Rédaction

