Les Nations unies et l’Union africaine (UA) renforcent leur coopération pour éradiquer les conflits armés et la violence sur le continent africain. L’objectif est d’aligner l’Agenda 2030 de l’ONU avec l’Agenda 2063 de l’UA afin de bâtir une Afrique pacifique, prospère et intégrée.
Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, a souligné : “2030 n’est peut-être pas une échéance réaliste pour mettre fin à la violence sur le continent, car nous devons traiter les causes structurelles des conflits. C’est pourquoi nous avons l’Agenda 2063, qui vise une Afrique pacifique, prospère et intégrée.”
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a précisé que cette alliance stratégique a permis de créer un cadre conjoint sur la paix et la sécurité. Ce cadre améliore la collaboration, depuis les mécanismes d’alerte précoce des conflits jusqu’à la consolidation de la paix post-conflit.
S’inquiétant particulièrement de la situation au Soudan, M. Guterres a dénoncé “les récentes atrocités à El-Fasher et la montée de la violence dans les Kordofans”, appelant à la fin des hostilités et à un accès rapide de l’aide humanitaire aux civils. Il a exhorté les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide à engager un dialogue avec son envoyé personnel pour parvenir à un règlement négocié.
Au-delà de la paix, le pacte entre l’ONU et l’UA prévoit également d’améliorer la représentation de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité, notamment par l’attribution de sièges permanents au continent, une mesure qualifiée de correction d’“une injustice intolérable”.
L’alliance entre l’ONU et l’UA marque ainsi un pas concret vers une Afrique plus sûre et politiquement reconnue sur la scène internationale.
La Rédaction

