Depuis son accession à la présidence en mai 2023, Bola Tinubu, actuel président de la République fédérale du Nigeria, a entrepris des réformes économiques ambitieuses pour stabiliser l’économie nigériane. Cependant, en 2024, ces réformes économiques ont entraîné une flambée des prix alimentaires atteignant des niveaux jamais vus auparavant, notamment celui du riz. La situation est particulièrement préoccupante car le riz est une denrée de base pour la majorité des Nigérians, et cette hausse des prix rend difficile l’accès à une alimentation adéquate pour de nombreux foyers.
Tinubu a mis en œuvre plusieurs réformes économiques controversées. La suppression des subventions sur les carburants visait à réduire les dépenses publiques, tandis que la dévaluation de la monnaie devait renforcer la compétitivité de l’économie nigériane. Cependant, ces mesures ont eu des effets pervers sur les prix alimentaires, exacerbant les difficultés des citoyens. Malgré les mesures prises pour améliorer la sécurité alimentaire, telles que la suspension des droits de douane sur les importations, les prix continuent de monter.
En décembre 2024, le prix d’un sac de 50 kilogrammes de riz a grimpé à 75 000 naira à Lagos et 99 000 naira à Abuja, dépassant le salaire minimum mensuel de 70 000 naira. Cette hausse spectaculaire des prix a déclenché des manifestations et des émeutes, illustrant le mécontentement populaire face à l’inflation galopante. Les critiques fusent contre Tinubu, accusé de ne pas avoir pris en compte les répercussions de ses décisions économiques sur les ménages nigérians. Cette inflation alimentaire, qui a atteint près de 40 % sur l’année, est la plus élevée depuis 28 ans.
Cette crise alimentaire met en évidence les limites des politiques de Tinubu et soulève des questions sur la capacité du gouvernement à protéger les plus vulnérables. Alors que le pays traverse une période difficile, la recherche de solutions durables pour stabiliser les prix et assurer la sécurité alimentaire reste une priorité.
La Rédaction

