Une résurgence préoccupante touche particulièrement les jeunes adultes et met en lumière les failles des dispositifs de prévention
Le Nigeria fait face à une nouvelle vague de fièvre Lassa, maladie virale endémique en Afrique de l’Ouest. Alors que le pays avait connu une accalmie relative l’année dernière, les autorités sanitaires observent depuis plusieurs semaines une recrudescence inquiétante, notamment dans les zones les plus touchées de la région de Tabara et d’autres États du pays.
Situation épidémiologique et données clés
Selon le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC), 326 cas ont été enregistrés en sept semaines, dont 75 décès, soit un taux de létalité de 23 %, en hausse par rapport aux 19,7 % de la même période en 2025. Les jeunes adultes de 21 à 30 ans apparaissent comme la tranche la plus vulnérable, et au moins cinq professionnels de santé ont contracté la maladie, soulignant le risque pour les personnels soignants sur le terrain.
Défis dans la prévention et la riposte
Les contaminations se concentrent principalement dans les foyers endémiques connus, mais plusieurs facteurs compliquent la maîtrise de l’épidémie. La recherche des contacts demeure insuffisante, la stigmatisation persiste dans certaines communautés, et la qualité des centres d’isolement reste variable. Ces lacunes freinent l’efficacité des mesures de contrôle et accroissent le risque de propagation dans des zones plus larges.
Conséquences sur les systèmes de santé et la population
Cette résurgence met en lumière la fragilité des infrastructures sanitaires face aux maladies endémiques. La mortalité élevée chez les jeunes adultes et l’implication des professionnels de santé rappellent l’urgence d’un renforcement de la surveillance, de la formation du personnel médical et de la sensibilisation des populations sur les gestes de prévention.
Perspectives et recommandations
Pour contenir l’épidémie, les autorités nigérianes envisagent un renforcement des campagnes de sensibilisation, l’amélioration de l’isolement des patients et l’optimisation du suivi des contacts. Une coopération régionale avec les pays voisins pourrait également limiter les risques de propagation transfrontalière.
La Rédaction

