La NCC propose un cadre stratégique inédit pour l’usage des bandes spectrales de 2025 à 2030
La Commission nigériane des communications (NCC) prépare une refonte stratégique de la gestion des fréquences radio, avec la publication d’un projet de feuille de route couvrant la période 2025-2030. Ce document vise à planifier et réguler l’attribution du spectre dans un contexte où la demande en services mobiles et numériques ne cesse de croître.
Fruit de la loi nigériane sur les communications de 2003, ce projet n’a pas de valeur juridique contraignante, mais sert de guide consultatif pour orienter les politiques publiques et les initiatives privées autour du spectre radio. La NCC espère ainsi stabiliser le cadre réglementaire, améliorer l’efficacité d’utilisation des fréquences et aligner le Nigéria sur les standards internationaux.
Le document met en lumière des inégalités structurelles héritées de l’histoire des télécommunications au Nigéria. Depuis la libéralisation du secteur en 2001, certaines bandes spectrales se sont concentrées entre quelques opérateurs, tandis que d’autres restent sous-exploitées. Ce déséquilibre, selon la NCC, limite la concurrence, la qualité des services et le potentiel de croissance numérique.
Pour y remédier, la Commission propose plusieurs mesures concrètes : la réalisation d’audits réguliers du spectre, la mise en place de plans d’attribution plus flexibles et la création d’un marché secondaire permettant aux fréquences inutilisées d’être redistribuées de manière optimale. L’objectif affiché est de maximiser l’utilisation des ressources spectrales et de stimuler l’investissement dans les réseaux mobiles de nouvelle génération.
Les parties prenantes, allant des opérateurs aux fournisseurs d’équipements, sont invitées à participer à la consultation publique, dont les retours influenceront la version finale de la feuille de route. Ce processus souligne la volonté de la NCC d’adopter une approche inclusive et transparente, garantissant que la politique spectrale réponde aux besoins actuels et futurs du pays.
La Rédaction

