Interpellé par la fondation Mo Ibrahim, le 1er aout 2024, l’ancien président du Niger, Mahamadou Issifou condamne le putsch militaire qui a renversé le pouvoir de Mohamed Bazoum dans une lettre rendue publique ce mercredi 14 août 2024.
Face aux soupçons de collusion entre l’ex-président Mahamadou Issoufou et la junte au pouvoir à Niamey, la fondation Mo Ibraham avait besoin d’être éclairée sur la situation vu le silence du président Issifou. Une posture qui a, au minimum agacé au sein de la fondation, dont il est le dernier lauréat pour un leadership d’excellence. Sur la question, le président Issoufou, dans une lettre datée du 1er août et rendue publique, ce mercredi 14 août 2024, a déclaré être de nature contre toute prise illégale du pouvoir dont celle qui a renversé son successeur Mohamed Bazoum. Il dit être « contre toute intervention extérieure qui serait de nature à déstabiliser le pays et donc à aggraver la situation ». Mahamadou déclare ainsi « condamner tout changement anticonstitutionnel, toute prise de pouvoir par la force y compris celle intervenue le 26 juillet 2023 » qui a renversé Mohamed Bazoum.
Organisée chaque année, la fondation Mo Ibrahim récompense le leadership africain après la prise en compte de quatre critères : être un ancien chef d’état ou de gouvernement, avoir été démocratiquement élu, avoir terminé son mandat au cours des trois dernières années et avoir fait preuve d’un leadership exceptionnel. Dernier lauréat du prix Mo Ibrahim 2020, l’ancien président devrait sortir de son gon pour laver son honneur.
À l’attention de ceux qui lui prêtent une certaine proximité avec le nouvel homme fort du Niger, l’ancien président Mahamadou Issoufou rappelle que son propre fils, ancien ministre du Pétrole, est détenu depuis 12 mois déjà, date de l’avènement du pouvoir du général Abdourahamane Tiani.
La Rédaction

