Une ouverture éducative transfrontalière discrète mais significative
Le samedi 14 juin, plus de 64 000 élèves issus du Nigeria, du Bénin et du Togo ont passé l’examen d’entrée aux écoles fédérales organisé par le National Examinations Council (NECO). Parmi eux, seulement 17 élèves togolais, tous résidant au Nigeria, ont participé à cette session.
Cette participation modeste témoigne toutefois d’une mobilité éducative régionale croissante, particulièrement dans les zones frontalières où les familles togolaises installées au Nigeria misent sur l’excellence des établissements publics fédéraux nigérians.
Le NECO, qu’est-ce que c’est ?
Créé en 1999, le NECO (National Examinations Council) est l’un des principaux organes d’évaluation éducative au Nigeria. Il organise plusieurs examens nationaux, dont le très attendu Common Entrance Examination, qui permet aux élèves de dernière année de primaire d’accéder aux collèges fédéraux.
C’est cet examen qui s’est tenu le 14 juin dans l’ensemble du territoire nigérian.
Pourquoi des élèves togolais y prennent part ?
Les 17 candidats togolais sont tous issus de la diaspora installée au Nigeria. Scolarisés localement, ils sont éligibles à cet examen au même titre que leurs camarades nigérians. Leur présence, bien que symbolique, reflète une volonté parentale d’orienter leurs enfants vers un système éducatif anglophone réputé plus concurrentiel et doté d’infrastructures renforcées.
Une coopération éducative à explorer
La faible participation du Togo contraste avec celle du Bénin, qui enregistre un plus grand nombre de candidats chaque année. Cela souligne le potentiel encore sous-exploité d’une coopération éducative régionale entre pays francophones et le géant anglophone nigérian. Des accords bilatéraux pourraient offrir de nouvelles perspectives pour les élèves togolais en quête d’excellence.
La Rédaction

