Les Nations Unies se préparent pour le Sommet de l’avenir, qui se tiendra à New York. Le secrétaire général Antonio Guterres s’est exprimé sur l’importance de réformer le Conseil de sécurité. Il a donc demandé aux États membres de faire preuve de compromis et de travailler ensemble pour relever les défis actuels. « Nous sommes à quelques jours du Sommet de l’avenir et de l’ouverture des débats généraux. Les discussions relatives aux résultats du sommet sont en phase finale. Je n’entrerai pas dans les détails. Mais j’ai un message primordial à faire passer aujourd’hui : un appel aux États membres pour qu’ils fassent preuve d’un esprit de compromis. Montrons au monde ce que nous pouvons accomplir lorsque nous travaillons ensemble », a déclaré Antonio Guterres devant les médias.
Guterres a souligné que le rôle des cinq membres permanents du Conseil (P5) notamment les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Unis doit être repensé. « L’une des questions importantes pour l’avenir concerne précisément le rôle du P5, qui réunit cinq grandes puissances membres permanentes du Conseil de sécurité de l’ONU, et la nécessité d’une certaine redistribution des pouvoirs. »
Selon lui, les principes de l’ONU, établis il y a 80 ans, ne sont plus adaptés et doivent être actualisés.
Il est à rappeler que la réforme du Conseil de sécurité est un sujet discuté depuis longtemps. On estime que sa composition actuelle ne reflète pas bien la diversité mondiale, et que le droit de veto des membres permanents (P5) empêche souvent la prise de décisions efficaces. Des discussions sur l’ajout de nouveaux membres permanents et non permanents ont lieu depuis les années 1990, mais peu de progrès ont été réalisés à ce jour.
L’importance d’une réforme est encore plus pressante aujourd’hui, car l’Afrique demande une plus grande représentation. Guterres a donc appelé tous les États à agir ensemble pour construire un avenir meilleur.
La Rédaction

