Le gouvernement namibien a annoncé l’abattage de 700 animaux sauvages à cause de la sécheresse record que connait le pays. La décision ne fait pas l’unanimité.
Dans le cadre d’une mesure gouvernementale destinée à fournir de la viande aux populations affamées par la sécheresse, près de 160 bêtes sauvages ont déjà été abattues depuis le 3 septembre 2024.
La Namibie a commencé l’abattage de plus de 700 animaux sauvages – dont des hippopotames, éléphants, buffles et zèbres – notamment pour nourrir les populations affamées par la pire sécheresse depuis des décennies, a annoncé le ministère de l’Environnement. Le pays a décrété en mai, l’état d’urgence en raison des températures anormalement élevées qui touchent plusieurs pays d’Afrique australe.
D’ores et déjà, quelque 160 animaux ont été tués dans le cadre de cette mesure gouvernementale annoncée la semaine passée, qui permettra également, en plus de fournir de la viande à des milliers de personnes, d’alléger la pression sur les ressources en pâture et en eau aggravée par la sécheresse. L’abattage des 157 premiers animaux a permis de « fournir 56 875 kilogrammes de viande », annonce le ministère dans un communiqué.
Selon le Programme alimentaire mondial, environ 1,4 million de Namibiens, soit près de la moitié de la population, font face à une situation d’insécurité alimentaire aiguë.
Le temps nécessaire pour achever l’abattage dépend de plusieurs facteurs », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Environnement, Roméo Muyunda à l’AFP. « Notre objectif est de mener cette opération de manière durable tout en minimisant les traumatismes autant que possible. Nous devons séparer les animaux à chasser de ceux qui ne le sont pas », a ajouté le porte-parole.
La Rédaction

