Vendredi 18 juillet 2025, au lendemain des élections municipales, Cyr Adomayakpor, éditorialiste politique, était l’invité de l’émission Le Débat sur Nana FM. Pendant une heure, il a analysé le scrutin, salué la stabilité institutionnelle et dénoncé les appels à la déstabilisation lancés depuis l’étranger.
Un scrutin apaisé dans un contexte exigeant
D’entrée de jeu, Cyr Adomayakpor a salué le bon déroulement des élections municipales. Malgré les tensions sociales et les incertitudes de la veille, le vote s’est tenu dans le calme, sans incidents majeurs.
« Le Président du Conseil, en assurant la continuité institutionnelle, a contribué au bon déroulement du scrutin dans un climat apaisé. »
Une participation encore timide, mais un processus en cours d’ancrage
L’éditorialiste n’élude pas la question du taux de participation, jugé faible dans certains secteurs. Mais il remet ce chiffre en perspective.
« Ce n’est que la troisième fois que les Togolais élisent leurs conseillers municipaux. La démocratie locale prend encore ses marques. »
Une opposition à double visage
Sans pointer de noms, Cyr Adomayakpor regrette une posture ambivalente d’une partie de l’opposition.
« On ne peut pas à la fois participer au processus et rejeter les résultats quand ils ne nous sont pas favorables. Il faut de la cohérence. »
Les réseaux de la diaspora dans le viseur
Le ton se fait plus ferme lorsqu’il évoque les prises de position de certaines figures de la diaspora.
« Ceux qui vivent à Paris ou Bruxelles ne peuvent pas dicter la rue togolaise depuis leurs balcons. On ne construit pas la paix avec un bidon d’essence. »
Une interpellation directe à la France
Il dénonce également la complaisance des autorités françaises, qu’il accuse de laisser prospérer des discours incendiaires sur leur sol.
« Quand on appelle au meurtre de Togolais depuis la France, ce n’est plus de la liberté d’expression. C’est de la complicité passive. »
Une émission animée, des auditeurs engagés
Au fil de l’émission, plusieurs auditeurs sont intervenus à l’antenne. Certains ont salué la sérénité du scrutin, d’autres ont exprimé leurs doutes sur la transparence du processus.
Cyr Adomayakpor leur répond avec fermeté mais ouverture :
« Les frustrations existent, elles sont légitimes. Mais elles doivent s’exprimer dans le cadre républicain. »
Pour une critique constructive, pas destructrice
En conclusion, l’éditorialiste rappelle que la critique est un pilier de la démocratie, à condition qu’elle ne devienne pas une arme de destruction.
« La critique est légitime. Mais elle n’est pas une licence pour brûler le pays. »
La Rédaction

