Causes, Symptômes et Prise en Charge
1. Causes
Le Mpox est une maladie virale causée par le virus de l’orthopoxvirus, appartenant à la même famille que le virus de la variole. Le virus est zoonotique, c’est-à-dire qu’il peut être transmis des animaux aux humains. Les réservoirs naturels du virus sont principalement les rongeurs et les primates sauvages en Afrique centrale et occidentale. La transmission à l’homme se produit par contact direct avec le sang, les fluides corporels ou les lésions cutanées des animaux infectés.
La transmission interhumaine est également possible, principalement par contact étroit avec une personne infectée, y compris le contact avec les sécrétions respiratoires, les lésions cutanées ou des objets contaminés.
2. Symptômes
Le Mpox se manifeste généralement après une période d’incubation de 5 à 21 jours. Les symptômes débutent souvent de manière non spécifique, avec :
– Fièvre élevée
– Maux de tête intenses
– Douleurs musculaires et dorsales
– Fatigue
Après 1 à 3 jours de fièvre, une éruption cutanée caractéristique apparaît, souvent en commençant par le visage avant de se propager à d’autres parties du corps. L’éruption évolue en plusieurs étapes :
– Macules (taches plates)
– Papules (petites bosses surélevées)
– Vésicules (remplies de liquide)
– Pustules (remplies de pus)
– Croûtes qui finissent par tomber
L’évolution complète de l’éruption cutanée peut durer de deux à quatre semaines. Les ganglions lymphatiques enflés (lymphadénopathie) sont un autre signe distinctif du Mpox.
3. Prise en Charge et Recommandations de l’OMS
Prise en Charge
Il n’existe pas de traitement spécifique pour le Mpox. La prise en charge est principalement symptomatique et de soutien, incluant les mesures suivantes :
– Isolement : Les patients infectés doivent être isolés pour prévenir la propagation de la maladie. Les contacts étroits doivent être surveillés.
– Traitement symptomatique : La prise en charge des symptômes, tels que la gestion de la fièvre, des douleurs et des démangeaisons, est essentielle.
– Hydratation : Maintenir une bonne hydratation est crucial.
– Antiviraux : Des antiviraux comme le tecovirimat peuvent être utilisés sous supervision médicale.
Vaccination
Selon l’OMS, plusieurs vaccins contre la variole offrent une protection croisée contre le Mpox. Les vaccins de troisième génération, comme **MVA-BN (Modified Vaccinia Ankara-Bavarian Nordic)**, sont particulièrement recommandés car ils présentent un bon profil de sécurité. L’OMS recommande :
– Vaccination préventive : Pour les personnes à haut risque, telles que les travailleurs de laboratoire manipulant des orthopoxvirus et les équipes de réponse rapide.
– Vaccination post-exposition : Pour les contacts proches d’un cas confirmé, idéalement dans les 4 jours suivant l’exposition, pour prévenir l’apparition de la maladie. Cette vaccination peut être étendue jusqu’à 14 jours après l’exposition pour réduire la gravité des symptômes.
Recommandations supplémentaires de l’OMS
– Surveillance et contrôle : Les pays devraient renforcer la surveillance des cas de Mpox et des contacts pour limiter la propagation.
– Sensibilisation : Il est essentiel de sensibiliser les populations à risque aux modes de transmission et aux mesures de prévention.
– Réponse en cas d’épidémie : En cas de flambée épidémique, des mesures de santé publique, comme le traçage des contacts, l’isolement des cas confirmés et la vaccination ciblée, doivent être mises en œuvre rapidement.
Le Mpox est une maladie rare mais sérieuse. La vaccination, en particulier dans les groupes à risque, est un outil crucial pour prévenir la propagation de l’infection. Les recommandations de l’OMS mettent l’accent sur la prévention, la surveillance et une réponse rapide en cas de flambée pour contrôler efficacement la maladie.
Source /OMS

