La campagne de vaccination contre le Mpox à Madagascar suscite de vives inquiétudes au sein de l’Organisation mondiale de la santé. Malgré l’arrivée des doses et le lancement des opérations, le rythme de vaccination reste très inférieur aux capacités disponibles, dans un contexte où la maladie continue de circuler sur plusieurs zones du territoire.
Sur le terrain, les autorités sanitaires peinent à transformer les stocks de vaccins en couverture effective, ce qui relance les interrogations sur l’organisation logistique et la mobilisation des populations ciblées.
Un écart important entre doses disponibles et vaccinations réalisées
L’OMS indique que Madagascar dispose d’environ 140 000 doses destinées à la lutte contre le Mpox, mais que moins de 10 000 personnes ont effectivement reçu une injection.
Pour l’organisation, cet écart met en évidence un problème d’exécution de la stratégie vaccinale, alors même que les ressources médicales sont disponibles et que la circulation du virus reste active.
Des populations prioritaires encore peu couvertes
Les autorités sanitaires avaient identifié des groupes prioritaires, notamment les personnes vulnérables et les contacts directs des cas confirmés. Cependant, leur prise en charge vaccinale demeure très limitée.
Les données évoquées font état d’environ 3 500 contacts recensés, dont une infime proportion seulement aurait été vaccinée, malgré leur identification préalable dans le cadre du suivi épidémiologique.
Une circulation toujours active du virus
Le Mpox continue de se propager dans plusieurs districts malgaches. Selon les chiffres du Centre d’opérations d’urgence de santé publique, près de 800 cas ont été confirmés sur une période s’étendant de décembre à début avril, répartis dans près de cinquante districts.
Cette situation maintient une pression constante sur le système sanitaire, qui tente de combiner surveillance, traçage et vaccination.
Une réponse sanitaire en cours de réajustement
Face à ces difficultés, le ministère de la Santé publique annonce une révision de la stratégie vaccinale. L’approche initiale, centrée sur des groupes restreints, devrait évoluer vers une campagne plus large afin d’accélérer la couverture.
Les autorités régionales ont également été mobilisées pour renforcer la proximité des services de santé et améliorer l’accès à la vaccination dans les zones les plus touchées.
Des contraintes opérationnelles persistantes
Au-delà de la stratégie, les responsables sanitaires évoquent des difficultés pratiques dans la mise en œuvre des actions de terrain, notamment pour le traçage des contacts et le suivi des cas.
Des ressources financières auraient été allouées par l’État, mais leur déploiement effectif reste limité, ce qui freine la montée en puissance de la réponse sanitaire.
La Rédaction

