Récemment, l’Iran a validé son billet pour la Coupe du Monde 2026, qui se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Mais un obstacle majeur se dresse sur sa route : l’administration Trump a mis en place une liste rouge de pays dont les ressortissants se verront refuser l’entrée sur le territoire américain. Les joueurs iraniens, ainsi que leurs supporters, pourront-ils fouler la terre de l’oncle Sam ? Rien n’est moins sûr. Et du côté de la FIFA, Gianni Infantino se retrouve face à un dilemme inédit.
Une liste qui fait trembler le football mondial
Selon des révélations du New York Times et de Reuters, la Maison-Blanche a dressé une liste de 43 pays soumis à des restrictions migratoires, classés en trois niveaux : jaune, orange et rouge.
•Jaune : surveillance renforcée et menaces de sanctions en cas de non-conformité aux exigences américaines.
•Orange : interdiction d’entrée pour les détenteurs de visas touristiques, sauf exceptions pour les voyages d’affaires ou les personnes disposant de ressources financières conséquentes.
•Rouge : exclusion pure et simple du territoire américain, sans recours possible.
L’Iran figure dans cette dernière catégorie, tout comme le Venezuela, qui espère encore décrocher son billet via les barrages sud-américains, et Haïti, bien placé dans la zone CONCACAF. D’autres nations, comme le Cameroun et la République Démocratique du Congo, pourraient également se retrouver en difficulté si elles se qualifient.
La FIFA dans l’impasse
Face à ce casse-tête diplomatique, la FIFA est étrangement silencieuse. L’instance pourrait-elle négocier un assouplissement des règles, à l’image du dispositif mis en place par la Russie en 2018, qui accordait un visa automatique aux détenteurs de billets de match ? Rien n’indique que Donald Trump, connu pour son intransigeance en matière d’immigration, accepte une telle concession.
Une solution serait d’aménager le calendrier des matches de certaines équipes pour qu’elles jouent exclusivement au Mexique ou au Canada. Mais un tel scénario reposerait sur des conditions aléatoires, comme la composition des groupes et le parcours des équipes.
Infantino sous pression
Gianni Infantino, qui a toujours entretenu des relations privilégiées avec Donald Trump, pourrait être contraint de choisir entre le respect des principes de la FIFA et les exigences américaines. Son silence sur le sujet en dit long. Contrairement à ses prédécesseurs, qui tenaient à l’indépendance de l’instance, Infantino semble prêt à composer avec la Maison-Blanche.
Mais jusqu’où ira cette soumission ? La FIFA acceptera-t-elle d’exclure des équipes qualifiées pour satisfaire aux exigences de Washington ? Laisser des sélections en dehors de la compétition serait une entorse majeure à l’éthique sportive. À l’inverse, contraindre les États-Unis à assouplir leur politique migratoire serait un bras de fer diplomatique inédit.
Dans ce duel entre politique et football, une chose est certaine : une décision devra être prise, et elle fera des mécontents.
La Rédaction

