Mariam Cissé, une jeune commerçante malienne suivie par près de 100 000 abonnés sur TikTok, a été enlevée puis exécutée publiquement à Tonka, dans la région de Tombouctou. Ses vidéos valorisant la vie locale et son soutien à l’armée malienne ont fait d’elle une cible des djihadistes, rappelant les méthodes brutales observées autrefois dans les zones contrôlées par l’État islamique.
Déroulement des faits
Jeudi 6 novembre 2025, Mariam filmait le marché hebdomadaire d’Échel, capturant la vie et les traditions locales. Des hommes armés présents sur place ont cru qu’elle les espionnait. Ses publications, déjà signalées par des menaces en août pour son soutien aux forces maliennes, ont aggravé sa situation.

Après son enlèvement, les djihadistes ont découvert sur son téléphone des images des forces armées maliennes et des photos d’elle en tenue militaire, l’accusant de collaboration. Le vendredi 7 novembre, vers 21 h 30, elle a été exécutée sur la place de l’Indépendance de Tonka, un lieu symbolique déjà utilisé pour des punitions publiques par des groupes armés. Les assaillants ont ouvert le feu à bout portant après lui avoir bandé les yeux.
Réactions et portée
Cette exécution publique, exceptionnelle dans la région, a provoqué un choc profond parmi la population et sur les réseaux sociaux. L’événement illustre la persistance de la terreur dans le nord du Mali et rappelle que la liberté d’expression reste extrêmement fragile dans les zones sous contrôle djihadiste.
L’assassinat de Mariam Cissé souligne la violence systématique employée par les groupes terroristes pour imposer la peur et contrôler la population. La tragédie pose des questions cruciales sur la protection des civils, la sécurité des créateurs de contenu et la capacité des autorités à endiguer la terreur dans le Sahel.
La Rédaction

