Le président malien de la Transition, Assimi Goïta, a dressé le bilan de son année à la tête de la Confédération des États du Sahel (AES), mettant en avant les avancées en matière de Défense et Sécurité, de Diplomatie et de Développement.
Une réunion stratégique pour évaluer les progrès
Le 13 mars 2025, à Bamako, une réunion de haut niveau a rassemblé plusieurs ministres et hauts responsables du gouvernement malien pour faire le point sur la présidence malienne de l’AES. Parmi les participants figuraient le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Sadio Camara, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et le ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseini Sanou.
Cette rencontre s’est tenue à quelques mois du prochain sommet de l’AES, prévu pour juillet 2025, qui marquera la fin du mandat du Mali à la présidence tournante de cette alliance régionale fondée en septembre 2023 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Défense et Sécurité : une coopération militaire renforcée
Sur le volet sécuritaire, le ministre Sadio Camara a mis en avant l’opérationnalisation d’une force conjointe de 5 000 soldats regroupant les forces armées des trois pays. Cette initiative a permis de mener plusieurs actions militaires coordonnées, dont l’opération Yéréko, actuellement en phase deux dans la zone des trois frontières. Selon les autorités, cette campagne a permis de neutraliser plusieurs groupes terroristes et de sécuriser des zones stratégiques.
La mutualisation des moyens et des expériences entre les armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger est désormais une réalité, marquant un tournant décisif dans la lutte contre l’insécurité dans la région du Sahel central.
Diplomatie : une présence renforcée sur la scène internationale
Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a insisté sur l’essor diplomatique de l’AES sous la présidence malienne. L’organisation s’est dotée de symboles communs, dont un drapeau, un logo et un passeport confédéral, affirmant ainsi son identité propre sur la scène internationale.
Par ailleurs, la Confédération a multiplié les démarches pour établir des partenariats stratégiques avec des acteurs internationaux, consolidant son autonomie politique et sa voix dans les grandes discussions régionales et mondiales.
Développement : des fondations économiques en place
Sous la direction du ministre Alhousseini Sanou, l’AES a enregistré des avancées économiques notables. La création de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement, dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA, constitue l’une des réalisations majeures. Cette institution vise à financer des projets structurants pour le développement économique des trois pays.
Le lancement d’un Code des Douanes de l’AES et la mise en place d’un espace douanier unique marquent une avancée vers une intégration économique plus poussée, facilitant les échanges commerciaux entre les États membres.
D’autres projets d’infrastructures sont en cours, notamment la construction d’un chemin de fer reliant les trois pays et la création d’une compagnie aérienne commune. Enfin, la mise en place d’un stock alimentaire de sécurité a été définie comme une priorité stratégique pour assurer l’approvisionnement en denrées essentielles.
Un bilan encourageant pour l’avenir de l’AES
À trois mois de la fin de la présidence malienne, cette réunion a permis de mettre en lumière les progrès réalisés et d’esquisser les perspectives pour la suite de cette alliance régionale. L’objectif affiché reste le même : renforcer la souveraineté des trois États et garantir un développement endogène, à l’abri des influences extérieures.
Avec ces bases solides, le prochain président de l’AES aura la responsabilité de poursuivre l’édification de cette Confédération naissante, dont l’avenir dépendra de la consolidation des acquis et de la stabilité régionale.
La Rédaction

