L’ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été inculpé et placé sous mandat de dépôt ce vendredi 1er août à Bamako, après avoir répondu à plusieurs convocations du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. À l’origine de cette procédure, un message publié sur X (anciennement Twitter) après qu’il a rendu visite à des figures de l’opposition incarcérées. Son procès est prévu le 29 septembre.
Il s’agissait de la quatrième convocation de Moussa Mara devant la justice, cette fois pour un tweet daté du 4 juillet. Dans ce message, intitulé « Solidarité indéfectible avec les détenus d’opinion », il exprimait son soutien à des militants et personnalités critiques envers la junte militaire. Il écrivait notamment : « Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira par apparaître. Et nous nous battrons par tous les moyens pour que cela arrive et le plus tôt possible. »
Des propos jugés problématiques par le procureur du Pôle cybercriminalité, qui les a qualifiés de délictueux, estimant que l’expression « détenus d’opinion » et l’appel à se battre « par tous les moyens » relèvent de la provocation.
Très présent sur les réseaux sociaux, surtout depuis la dissolution des partis politiques par les autorités, Moussa Mara s’est imposé comme l’un des opposants les plus visibles au régime. Il a été transféré à la maison d’arrêt de Bamako, où il passe sa première nuit en détention dans une cellule individuelle.
La Rédaction

