Une production d’or en hausse malgré un cadre plus strict
Depuis le lancement de sa production commerciale en 2017, la mine de Nampala, située à 250 km au sud-est de Bamako, a extrait environ 6,52 tonnes d’or (230 000 onces). Cette exploitation, menée par la filiale malienne de la société canadienne Ressources Robex, devrait poursuivre ses activités pour huit années supplémentaires avec une production annuelle estimée à 1,43 tonne d’or.
Le potentiel du gisement de Mininko, au cœur de cet accord, est évalué à 17,35 millions de tonnes de minerai avec une concentration moyenne de 0,7 gramme d’or par tonne.
Un accord renforçant le contrôle de l’État malien
En septembre 2024, un protocole d’accord a marqué un tournant : les parts de l’État malien ont été converties en participations non contributives et non diluables, assorties d’un mécanisme de dividendes prioritaires. Ce changement vise à garantir une plus grande part des revenus miniers pour le Mali sans alourdir les charges financières publiques.
La nouvelle convention, validée par le conseil des ministres le 12 février 2025, s’inscrit dans le cadre du Code minier récemment révisé. Ce texte cherche à accroître les bénéfices nationaux tout en maintenant l’attractivité du secteur pour les investisseurs étrangers.
Une coopération stratégique malgré les tensions internationales
Le partenariat entre Ressources Robex et le Mali, initié en 2011, traverse sa deuxième décennie. Après l’octroi du permis en 2012 et le transfert à Nampala S.A. en 2013, les relations entre les deux parties ont évolué vers un modèle plus équilibré.
Matthew Wilcox, dirigeant de Robex, a salué « les discussions constructives » avec les ministères des Mines et des Finances, malgré un contexte diplomatique tendu entre le Mali et certains partenaires étrangers, notamment la France.
La Rédaction

