Le déguê est un plat traditionnel particulièrement apprécié au Mali, notamment lors de cérémonies spécifiques. Au-delà de sa valeur culturelle, il constitue une source de revenus significative pour de nombreuses femmes qui l’ont transformé en une activité lucrative.
La préparation du déguê commence par le nettoyage minutieux du mil, qui est ensuite moulu en farine. Cette farine est mélangée avec du sucre, du beurre et de la glace, rendant le plat plus agréable à consommer. Traditionnellement, le déguê est servi lors des cérémonies en hommage aux défunts, des festivités de circoncision et divers rituels. Toutefois, il peut être dégusté à tout moment pour le plaisir.
À Bamako, Djènèba Sidibé est une figure emblématique de ce commerce. Depuis quatre décennies, elle s’investit dans ce secteur qui contribue à l’économie locale et est devenue une source d’inspiration pour d’autres. Cette popularité a conduit à la prolifération de stands de vente de déguê dans la capitale, témoignant de l’impact de son exemple.
Djènèba Sidibé prépare quotidiennement un sac de mil, sauf le vendredi où la demande est plus élevée, car beaucoup achètent le déguê pour l’offrir aux enfants. Grâce à cette activité, elle a pu accomplir le pèlerinage à la Mecque avec son époux et a financé la construction de sa maison. Ses employées aspirent elles aussi à réussir, suivant son exemple pour encourager l’autonomie économique des femmes.
La Rédaction

