Cela fait maintenant trois semaines qu’Idrissa Sankaré, ancien député de Bankass au Mali, a mystérieusement disparu à Bamako le 14 août 2024. Selon les informations de RFI, il serait actuellement détenu par la Sécurité d’État du Mali.
Idrissa Sankaré était un homme politique malien, membre de l’association Tabital Pulaaku et ancien député de la circonscription de Bankass pour le parti politique ASMA (Alliance pour la Solidarité au Mali – Convergence Politique). Il était connu pour son engagement en faveur des communautés peules du Mali.
Dans leurs communiqués respectifs, l’association Tabital Pulaaku et le parti ASMA ont exprimé leur inquiétude face à l’enlèvement d’Idrissa Sankaré. Ils dénoncent le silence qui entoure cette affaire et « engagent les autorités à tout mettre en œuvre » pour la libération de leur camarade.
Bien que les raisons exactes de son enlèvement ne soient pas encore connues, plusieurs sources communautaires affirment qu’Idrissa Sankaré avait une opinion critique envers le gouvernement malien. Il dénonçait notamment l’insécurité grandissante dans le centre du pays et l’absence de protection des populations civiles face aux violences.
L’affaire Idrissa Sankaré soulève de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la communauté peule et de l’opposition politique malienne.
Selon les informations de nos confrères de RFI, Sékou Bolly, chargé de mission au ministère malien de la Réconciliation nationale, a été accusé par plusieurs sources d’avoir menacé Idrissa Sankaré et d’avoir organisé son enlèvement. Contacté, Sékou Bolly nie fermement : « C’est faux. Je suis chargé de mission, je n’ai pas le pouvoir de prendre quelqu’un. Je connais Idrissa Sankaré et je n’ai pas de problème avec lui. Ceux qui mentent sur moi sont des ennemis, des complices des terroristes. » Assure-t-il.
La Rédaction

