Le Conseil de l’Europe a pris une part active au Sommet sur la sécurité des frontières, qui s’est tenu à Londres les 31 mars et 1er avril 2025. Lors de cet événement crucial, le Directeur général des droits de l’homme et de l’État de droit, Gianluca Esposito, a souligné l’importance de lutter contre le trafic de migrants, tout en veillant à respecter les droits humains fondamentaux.
Organisé à Lancaster House par le ministère de l’Intérieur du Royaume-Uni, ce sommet a réuni des délégués venus de plus de 40 pays et institutions internationales. L’objectif principal était de discuter des stratégies pour démanteler les réseaux criminels impliqués dans le trafic de migrants et les crimes liés à l’immigration.
Dans son discours, Esposito a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale pour contrer ces pratiques illégales. Il a également mis en avant l’urgence d’une harmonisation des législations pénales, l’introduction de sanctions plus dissuasives pour les passeurs, ainsi qu’une coopération judiciaire et policière accrue. De plus, un nouveau texte juridique sera élaboré par le Conseil de l’Europe dans les mois à venir, visant à prévenir et à combattre plus efficacement le trafic de migrants.
Pour soutenir cette initiative, le Conseil de l’Europe a lancé plusieurs projets importants : la création d’un Réseau de procureurs spécialisés dans le trafic de migrants, l’élaboration de 26 profils de pays de migration disponibles en ligne pour offrir un aperçu des politiques nationales, ainsi que l’encouragement à l’utilisation des conventions du Conseil de l’Europe sur la cybercriminalité et les preuves numériques afin de perturber les réseaux financiers criminels derrière ce trafic.
Esposito a également rappelé que la lutte contre le trafic de migrants ne doit pas se faire au détriment des droits humains. Il a souligné l’importance de préserver une approche fondée sur les droits de l’homme, en ligne avec la Convention européenne des droits de l’homme et d’autres instruments internationaux pertinents, pour garantir que la sécurité des frontières ne se fasse pas au détriment des libertés fondamentales.
La Rédaction

