Le continent diversifie ses ambitions énergétiques en ouvrant la voie à l’atome civil pour soutenir sa transformation économique et garantir sa souveraineté future.
Le président du Conseil togolais Faure Gnassingbé a pris part, dans la capitale rwandaise, à la deuxième édition du Sommet sur l’Innovation en matière d’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2026). Cette rencontre de haut niveau s’est déroulée aux côtés de plusieurs dirigeants du continent, dont la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, et du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.
Organisé au Kigali Convention Centre, ce rendez-vous stratégique s’est donné pour mission de traduire les ambitions nucléaires africaines en projets concrets et attractifs pour les investisseurs internationaux. Ce sommet marque une évolution notable dans les stratégies de transition du continent, où l’intégration de l’atome au mix énergétique s’impose désormais comme un complément indispensable aux énergies renouvelables.

Les petits réacteurs modulaires au cœur des discussions
En ouverture des travaux, le président rwandais Paul Kagamé a affiché l’objectif de rendre l’énergie nucléaire opérationnelle dans son pays dès le début des années 2030. Il a plaidé pour une accélération des programmes à l’échelle régionale, en mettant en avant les petits réacteurs modulaires (SMR).
Ces technologies de nouvelle génération se révèlent particulièrement adaptées aux économies africaines. Moins coûteux, les SMR offrent l’avantage d’un déploiement progressif et s’intègrent plus facilement dans des réseaux électriques de taille intermédiaire, limitant ainsi les barrières financières et techniques initiales.
La vision stratégique défendue par le Togo

Face à ces perspectives, Faure Gnassingbé a réaffirmé une position structurée : le continent doit anticiper dès à présent ses besoins énergétiques de demain. Pour les autorités togolaises, l’avenir repose sur un accès fiable, compétitif et durable à l’électricité, réalisable grâce à des partenariats innovants et à une coopération régionale fortement intensifiée.
Les conclusions de ce sommet doivent jeter les bases d’un cadre de référence pour le financement des infrastructures nucléaires en Afrique. Elles prévoient également l’harmonisation des réglementations nationales et l’établissement d’une feuille de route opérationnelle pour la période 2026-2027.
La Rédaction
Sources & Références :
– Secrétariat permanent du Sommet NEISA 2026 – Actes de la conférence de Kigali (Mai 2026).
– Présidence de la République Togolaise – Note officielle sur la participation du chef de l’État au sommet sur l’énergie nucléaire.
– Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) – Déclaration sur le déploiement des réacteurs SMR en Afrique.

