À Kayseri, en Turquie, un cambriolage nocturne a pris une tournure aussi spectaculaire qu’improbable. Après avoir défoncé la devanture d’une bijouterie avec un chariot élévateur, un homme de 26 ans s’est enfui… à dos de mulet. Rapidement identifié grâce aux caméras de surveillance, il a expliqué aux enquêteurs avoir agi sous l’emprise de l’alcool.
Un braquage bruyant en pleine nuit
Les faits se déroulent vers 4 heures du matin dans le quartier d’İldem Cumhuriyet, à Kayseri, ville située en Anatolie centrale, dans la région historique de Cappadoce.
Selon la presse turque, notamment Hürriyet et Yeni Şafak, le suspect, identifié comme Mehmet Ç., aurait utilisé un chariot élévateur volé pour fracasser le rideau métallique et la vitrine d’une bijouterie. Une méthode particulièrement bruyante qui n’a laissé aucune place à la discrétion.
À l’intérieur, il s’empare d’environ 150 grammes de bijoux en or, principalement des bagues, colliers et boucles d’oreilles.
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Une fuite inattendue… à dos de mulet
Les images de vidéosurveillance montrent ensuite une scène inhabituelle : l’homme abandonne l’engin de chantier et disparaît… à dos de mulet.
Lors de son audition, il explique avoir d’abord quitté les lieux à pied pour rejoindre un ruisseau voisin où l’animal était attaché. Il aurait ensuite regagné l’étable familiale au trot, espérant ainsi échapper aux forces de l’ordre.
La séquence, largement relayée dans les médias locaux, a rapidement permis aux enquêteurs de reconstituer son parcours.
Interpellation et aveux
Localisé à son domicile, le suspect est arrêté par les unités spécialisées dans les vols. Confronté aux images, il reconnaît être l’homme masqué filmé sur le mulet. Il affirme avoir agi « en état d’ébriété » et évoque des difficultés financières.
Les bijoux dérobés ont été retrouvés enterrés sous des briques dans une grange, à proximité de l’animal utilisé pour la fuite. L’intégralité du butin, ainsi que le chariot élévateur, ont été restitués à leurs propriétaires.
Le tribunal de Kayseri a ordonné son placement en détention.
Un cambriolage devenu anecdote judiciaire
Si les faits relèvent du pénal, la mise en scène involontaire — un engin de chantier pour forcer l’entrée, un mulet pour s’échapper — a transformé ce cambriolage en épisode insolite.
À l’ère des caméras omniprésentes, même les fuites les plus improbables laissent des traces. Dans ce cas précis, elles ont conduit directement… à l’étable.
La Rédaction

