Au cœur des montagnes boliviennes, certains mineurs ne craignent pas le diable… ils le vénèrent ! Dans les galeries obscures de Potosí, « El Tío », une statue démoniaque, règne sur les mines et protège ceux qui lui offrent respect et offrandes.
“El Tío”, le diable protecteur des mineurs
Une divinité surprenante
Dans les mines d’argent du Cerro Rico, les mineurs boliviens considèrent El Tío comme le maître des profondeurs. Avec ses cornes, ses yeux flamboyants et son air menaçant, il trône à l’entrée des tunnels. Les mineurs déposent sur son autel alcool, cigarettes, feuilles de coca et parfois même de petits objets personnels pour s’attirer sa protection. En échange, ils espèrent rester en sécurité face aux éboulements, gaz toxiques et autres dangers du sous-sol.

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Une croyance née de traditions anciennes
Cette vénération mêle spiritualité autochtone et influences païennes. Lorsque les Espagnols ont imposé le catholicisme, les mineurs ont adapté leurs croyances : Dieu règne à la surface, mais El Tío règne dans les entrailles de la Terre. Braver ou offenser la statue est considéré comme extrêmement dangereux, car le malheur pourrait frapper instantanément.
Entre danger et superstition
Pour les visiteurs, entrer dans ces mines est une expérience insolite et déconcertante. Les mineurs avancent dans l’obscurité, saluant El Tío, lançant des offrandes, conscients que cette croyance mélange prudence, tradition et survie. Ce rituel étrange fascine les anthropologues et les touristes, qui voient dans cette coutume un exemple unique de syncrétisme religieux et de folklore minier.
La Rédaction

