quand les concours de beauté animale glissent vers la chirurgie esthétique, entre absurdité et dérives bien réelles
Des chameaux… trop beaux pour être honnêtes
Dans le sultanat d’Oman, un concours de beauté a récemment pris une tournure inattendue. Une vingtaine de chameaux ont été exclus après des contrôles vétérinaires révélant des modifications esthétiques… disons peu naturelles. Lèvres repulpées, traits adoucis, bosses redessinées : certains animaux semblaient avoir bénéficié d’un passage discret par la “médecine esthétique”.
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Botox et acide hyaluronique dans le désert
Les experts ont identifié l’usage de substances comme le Botox ou l’acide hyaluronique, injectées pour améliorer l’apparence des chameaux. Objectif : séduire les jurys dans des catégories très codifiées, où la beauté repose sur des critères précis — pelage, port de tête, longueur du cou ou encore forme des bosses.
Autrement dit, même dans le désert, la pression esthétique n’épargne personne.
Une triche… loin d’être nouvelle
Si l’affaire prête à sourire, elle est loin d’être isolée. Des cas similaires ont déjà été recensés ces dernières années dans la région, avec des dizaines de chameaux disqualifiés. Ce qui pourrait passer pour une anecdote devient en réalité une tendance inquiétante dans ces compétitions très lucratives.
Entre prestige, argent et dérives
Derrière ces concours se cachent des enjeux importants, où les animaux primés peuvent valoir des sommes considérables. Cette pression pousse certains éleveurs à franchir la ligne rouge, au détriment du bien-être animal. Les vétérinaires alertent d’ailleurs sur les risques de ces pratiques : infections, douleurs, voire complications graves.
Les organisateurs promettent désormais des sanctions strictes pour préserver l’intégrité des concours. Reste à savoir si cela suffira à freiner une dérive… qui, à force de se répéter, devient presque une norme.
La Rédaction

