Les autorités sud-africaines ont confirmé qu’elles n’interféreraient pas avec le programme américain controversé visant à accueillir des Sud-Africains blancs d’ethnie afrikaner comme réfugiés, malgré des tensions diplomatiques récentes.
Selon le compte rendu d’une réunion à huis clos tenue le 23 décembre, le chargé d’affaires américain en Afrique du Sud, Marc Dillard, a obtenu l’assurance de Pretoria que le pays ne bloquerait pas cette initiative. Thabo Thage, responsable sud-africain présent à la rencontre, a déclaré : « Nous ne sommes peut-être pas d’accord avec le fait que certains Sud-Africains soient classés comme exposés à un risque de génocide, mais leur droit de se rendre dans la destination de leur choix est garanti et le gouvernement sud-africain n’interférera pas ».
Cette décision survient quelques semaines après une descente exceptionnelle des autorités sud-africaines dans un centre américain de traitement des demandes d’asile à Johannesburg, où des sous-traitants américains avaient été arrêtés, provoquant une vive réaction de Washington.
La polémique découle d’une initiative lancée par Donald Trump peu après son retour à la Maison Blanche, dans le cadre de sa politique stricte sur l’immigration. Le programme vise à accueillir aux États-Unis des Sud-Africains blancs, présentés comme victimes de persécutions raciales dans une Afrique du Sud à majorité noire. Le gouvernement sud-africain a rejeté ces allégations, les qualifiant de théories complotistes d’extrême droite.
Les relations bilatérales se sont encore tendues après que Washington a exclu l’Afrique du Sud des réunions du G20 prévues cette année, accentuant le ressentiment diplomatique. La descente dans le centre américain à Johannesburg avait déjà marqué un point de crispation majeur entre les deux pays.
La Rédaction

