L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis marque un tournant qui pourrait ralentir de manière significative la transition énergétique du deuxième plus grand émetteur de CO₂ au monde. Les défenseurs de l’environnement se tournent désormais vers les initiatives locales et le soutien international pour continuer la lutte contre le réchauffement climatique.
Pendant sa campagne, Trump a insisté sur son slogan « Forer partout », affirmant sa volonté de relancer les industries fossiles sans entraves. Fidèle à ses convictions climatosceptiques, le nouveau président républicain envisage de démanteler les avancées environnementales de l’administration précédente, notamment celles visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à promouvoir les renouvelables.
Cette orientation politique soulève une profonde inquiétude à l’heure où les températures mondiales battent des records. Les États-Unis, qui dominent la production de gaz de schiste, risquent de revenir en arrière sur les mesures visant à freiner les émissions de gaz à effet de serre. L’impact pourrait être considérable non seulement pour la nation, mais aussi pour l’effort global de lutte contre le changement climatique.
Sur la scène internationale, la victoire de Trump est perçue comme une menace majeure pour le climat. Selon Casey Crownhart, chroniqueuse spécialisée dans le domaine climatique, le revirement américain compromet les récents progrès dans la coopération mondiale pour limiter le réchauffement. Grist, média environnemental influent, craint également une remise en cause des subventions pour les énergies renouvelables et des politiques favorisant les véhicules électriques, avec un Congrès désormais acquis aux républicains.
En un mot, l’arrivée de Trump au pouvoir fait peser un lourd doute sur l’avenir des efforts pour contrer le changement climatique, faisant craindre aux spécialistes une véritable “récession environnementale”.
La Rédaction

