La République démocratique du Congo va accueillir des ressortissants étrangers expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord conclu avec l’administration américaine, selon un communiqué du gouvernement congolais.
Le dispositif devrait entrer en vigueur dès ce mois d’avril. Il s’inscrit dans une politique américaine consistant à transférer vers des pays tiers une partie des migrants expulsés du territoire des États-Unis.
Un financement assuré par Washington
Les autorités congolaises précisent que l’ensemble de l’opération sera financé par les États-Unis. Le gouvernement de Kinshasa affirme qu’aucune charge financière ne sera supportée par le budget national.
Le nombre de personnes concernées n’a pas été communiqué à ce stade.
Des installations déjà en préparation
Selon des informations relayées par l’agence Reuters, des infrastructures d’accueil auraient été mises en place dans les environs de Kinshasa afin de recevoir les personnes expulsées.
Aucune précision officielle n’a toutefois été donnée sur leur capacité ou leur fonctionnement.
Un accord encore partiellement détaillé
Plusieurs éléments restent inconnus, notamment les nationalités des migrants concernés, ainsi que le calendrier précis des transferts.
Des discussions entre Kinshasa et Washington étaient déjà en cours depuis plusieurs mois, selon des sources diplomatiques et des responsables informés du dossier. Les modalités finales de l’accord n’auraient été que partiellement arrêtées.
Une pratique déjà étendue en Afrique
Les États-Unis ont déjà mis en place des dispositifs similaires avec plusieurs pays africains, notamment le Ghana, le Cameroun, la Guinée équatoriale et l’Eswatini.
Cette stratégie vise à organiser l’expulsion de migrants vers des pays tiers, indépendamment de leur pays d’origine.
Une coopération migratoire en expansion
L’accord avec la RDC s’inscrit dans l’élargissement de ce mécanisme de gestion migratoire, de plus en plus utilisé par Washington dans ses relations avec certains États partenaires.
Pour Kinshasa, ce nouvel engagement intervient dans un contexte diplomatique marqué par des enjeux migratoires et sécuritaires croissants.
La Rédaction

