Le futur siège du Conseil régional de la Kara ne reposera pas seulement sur des bâtiments administratifs. L’institution veut également en faire un espace végétalisé, capable d’améliorer le cadre de travail et de contribuer à la restauration d’un site longtemps dégradé. Plus de 500 plants y ont déjà été mis en terre.
Vendredi 24 juillet, les conseillers régionaux de la Kara ont participé à une opération de reboisement sur le terrain destiné à accueillir leur futur siège, dans la préfecture de la Kozah.
Accompagnés d’agents d’engagement citoyen, ils ont procédé eux-mêmes à la plantation après avoir reçu les orientations techniques des services préfectoraux de l’Environnement. L’activité était conduite par le président du Conseil régional, Bakèm Téba Blakinam.
Plusieurs espèces pour restaurer le site
Plus de 500 plants ont été installés au cours de cette première intervention. Les espèces choisies comprennent notamment le Gmelina arborea, le cassia, le kapokier, le neem, le Khaya senegalensis, le Leucaena leucocephala, plusieurs variétés de terminalia ainsi que des arbres fruitiers.
Cette diversité doit permettre de restaurer progressivement le couvert végétal, mais aussi d’aménager un environnement plus agréable autour des futures installations administratives.
Le site s’étend sur deux hectares. Le Conseil régional prévoit d’y planter au total 5 000 arbres d’ici à la mi-août.
Un prolongement de l’action institutionnelle
L’opération a marqué la clôture de la troisième session ordinaire de l’année 2026 du Conseil régional de la Kara, ouverte le 7 juillet.
À travers ce choix, l’institution entend associer son fonctionnement administratif à une action concrète en faveur de l’environnement. Le reboisement s’inscrit également dans les efforts nationaux de restauration des terres et de lutte contre les effets du changement climatique.
La présence du directeur régional de l’Environnement de la Kara, le colonel Akounda Bada, a souligné la dimension technique et institutionnelle de l’initiative.
Le défi de l’entretien des plants
La réussite de l’opération dépendra toutefois de la survie des jeunes arbres. Le président du Conseil régional a assuré que des dispositions seraient prises pour leur entretien, notamment pendant les périodes de sécheresse.
Les conseillers se sont également engagés à protéger les plants contre les animaux en divagation et à assurer leur arrosage lorsque les conditions climatiques l’exigeront.
Au-delà du nombre d’arbres mis en terre, l’enjeu sera donc de garantir leur croissance dans la durée. C’est à cette condition que le futur siège régional pourra devenir à la fois un espace administratif et un exemple local d’aménagement plus respectueux de l’environnement.
La Rédaction

