La Cour pénale internationale (CPI) relance la traque de Joseph Kony, le chef de la rébellion ougandaise Lord’s Resistance Army (LRA), malgré plus de vingt ans de cavale. La CPI affirme travailler étroitement avec ses partenaires internationaux pour tenter de localiser et d’appréhender l’homme accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Une confirmation des charges sans précédent
Le 6 novembre 2025, la CPI a confirmé 39 chefs d’accusation contre Kony, marquant une étape historique : c’est la première fois que la Cour procède à une confirmation des charges en l’absence du suspect. Ces accusations couvrent une période allant du 1er juillet 2002 au 31 décembre 2005 et incluent des actes de torture, viols, esclavage sexuel, recrutement forcé d’enfants soldats et attaques contre des civils dans le nord de l’Ouganda et les pays voisins.
Les enjeux d’un procès suspendu
La confirmation des charges prépare le terrain pour un procès, mais celui-ci ne pourra se tenir que si Kony est capturé. La Cour ne dispose pas de force armée propre et dépend de la coopération internationale pour l’arrestation du fugitif, toujours caché dans des zones reculées. La CPI insiste sur la nécessité de travailler avec les États partenaires afin de concrétiser cette étape cruciale de la justice internationale.
Une traque internationale complexe
Selon la CPI, les efforts pour retrouver Kony mobilisent des partenaires régionaux et internationaux. Toutefois, pour des raisons de sécurité et de confidentialité, la Cour ne révèle pas les détails de ces collaborations. L’objectif reste clair : traduire Kony devant la justice et offrir aux victimes la reconnaissance et la réparation de leurs souffrances.
Un message fort pour la justice internationale
Cette procédure, inédite par son déroulement en l’absence du prévenu, envoie un signal puissant : l’évasion ne suffit pas à empêcher la justice. Pour la CPI, chaque crime compte, même après plusieurs décennies. La confirmation des charges constitue également un précédent pour d’autres dossiers de criminels internationaux en fuite, réaffirmant l’importance de la coopération globale pour la justice pénale.
La CPI intensifie la chasse de Joseph Kony, démontrant sa détermination à traduire devant la justice l’un des fugitifs les plus recherchés d’Afrique. Si la capture s’avère réussie, la Cour pourra enfin ouvrir le procès tant attendu, rappelant que les crimes de guerre et contre l’humanité ne tombent jamais dans l’oubli.
La Rédaction

