En août 2025, des archéologues iraniens ont mis au jour l’une des sépultures les plus riches jamais découvertes dans la région du Khorasan, au nord-est de l’Iran. Cette tombe, datant de plus de 3 000 ans, appartenait à une jeune femme d’environ 18 ans, probablement issue de l’élite de la civilisation du Grand Khorasan (GKC). Parmi les objets retrouvés, un artefact a particulièrement attiré l’attention : une boîte à cosmétiques en pierre noire, décorée de motifs de serpents et de scorpions.
Une sépulture d’exception

Découverte sur le site de Tepe Chalow, dans la province du Khorasan du Nord, cette sépulture (désignée comme « tombe 12 ») contenait 34 objets funéraires, dont des bijoux en or, des épingles en ivoire, des miroirs en bronze, des perles en lapis-lazuli et des sceaux en cuivre. Ces éléments témoignent d’un statut social élevé et de liens commerciaux avec des régions aussi lointaines que la vallée de l’Indus et la Bactriane (actuel Afghanistan). La boîte à cosmétiques, en particulier, est un exemple frappant de l’artisanat de l’époque.
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La boîte à cosmétiques : un symbole rituel
La boîte, fabriquée en chlorite, présente des gravures de serpents et de scorpions, des créatures souvent associées à l’au-delà ou aux rituels de protection. Elle était probablement utilisée pour contenir du kohl, une poudre minérale noire utilisée comme maquillage. Cette découverte suggère que les rituels de beauté et les croyances spirituelles étaient intimement liés dans cette société.


Une civilisation au carrefour des échanges
La richesse de cette sépulture met en lumière l’importance de la civilisation du Grand Khorasan dans les réseaux commerciaux et culturels de l’Âge du bronze. Les artefacts retrouvés indiquent des échanges avec des régions aussi diverses que la Mésopotamie, la vallée de l’Indus et la Bactriane, soulignant le rôle central de cette civilisation dans le monde antique.
La Rédaction

