Face à une série d’attaques récentes ciblant des lieux de culte et des institutions éducatives chrétiennes, la Conférence épiscopale indonésienne, aux côtés d’autres représentants religieux, a lancé un appel pressant au gouvernement pour qu’il réagisse avec fermeté et justice.
Ces derniers mois, plusieurs églises et écoles chrétiennes ont été la cible d’agressions en Indonésie, mettant en péril non seulement la liberté de culte, mais aussi la coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses du pays. Les évêques catholiques, conjointement avec des représentants du Conseil suprême de la religion confucéenne (MATAKIN), ainsi que d’organisations bouddhistes et protestantes, ont publié un document commun lors d’une conférence de presse au siège de la Conférence épiscopale catholique indonésienne.
La liberté de religion, un droit constitutionnel
Ce document rappelle que « la liberté de religion et de culte est un droit constitutionnel » inscrit dans la Constitution indonésienne de 1945. Les signataires insistent sur la responsabilité de l’État, par l’intermédiaire des forces de l’ordre et des autorités locales, de garantir la sécurité des citoyens lors de leurs activités de prière et de culte, sans distinction ni discrimination.
L’appel met en lumière non seulement les actes de violence physique, mais aussi les obstacles à la construction de lieux de culte, ainsi que les raids et destructions récentes de sites chrétiens. Les signataires exigent que les forces de sécurité et la justice « enquêtent de manière approfondie et préviennent toute forme de criminalité ou d’obstruction liée aux activités religieuses ».
Vers une coexistence pacifique et respectueuse
Les dignitaires religieux appellent également à la responsabilité morale des leaders spirituels pour inciter leurs fidèles à rejeter les provocations et les discours haineux, et à pratiquer leur foi dans le respect de l’harmonie sociale. Ils insistent sur la nécessité pour le gouvernement central et local, en collaboration avec le Forum pour l’harmonie religieuse (FKUB) et l’ensemble des composantes de la société indonésienne, de veiller à ce que les lieux de culte restent des espaces de paix, de sécurité et de dignité.
Cette démarche commune reflète un engagement fort à préserver la tolérance et la diversité religieuse dans un pays où cohabitent plusieurs confessions, garantissant ainsi un climat propice à la paix sociale et au respect mutuel.
La Rédaction

