Entre le 14 et le 15 août, sur mobilisation de <> des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de Calcutta pour exiger justice après l’agression sexuelle et le meurtre d’une jeune femme médecin dans l’hôpital public où elle travaillait. Ce féminicide, qui a suscité une vague d’indignation à travers l’Inde, rappelle tragiquement l’affaire de 2012, lorsque l’attaque brutale d’une étudiante dans un bus à New Delhi avait choqué le pays.
La veille de la fête de l’indépendance, le mercredi 14 août, « des milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Calcutta, demandant justice pour les sévices infligés à une médecin, » rapporte le journal indien The Telegraph. La victime, une femme de 31 ans, a été retrouvée le 9 août avec de nombreuses blessures dans un hôpital de la capitale du Bengale-Occidental où elle travaillait comme interne. L’autopsie a confirmé qu’elle avait été violée avant d’être tuée.
Dans la nuit du 14 au 15 août, des manifestations ont eu lieu dans plus de 100 lieux à Calcutta et dans les villes environnantes. « Bien que la marche ait initialement été prévue pour être exclusivement féminine, des hommes ont également rejoint les rangs en signe de solidarité, » précise le quotidien local. « Nous demandons justice et la fin de ces violences intolérables, » ont clamé les participants.
Le viol en Inde est cité par les défenseurs des droits humains comme un des crimes les plus communs contre les femmes et par l’autorité des Nations unies par rapport aux droits humains comme « problème national ».
La Rédaction

