Un récent rapport de l’Unesco met en lumière la tragédie des 162 journalistes tués entre 2022 et 2023, dont presque la moitié dans des zones de conflit. L’organisation alerte sur le fait que 85% des assassinats de journalistes restent impunis, malgré une légère amélioration depuis 2018. Parmi les victimes, 14 étaient des femmes, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes. L’Unesco exhorte les États membres à renforcer leurs actions pour que justice soit rendue et pour prévenir de futures attaques.
La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, rappelle que « tous les quatre jours, un journaliste a été tué simplement parce qu’il recherchait la vérité », une situation qui souligne l’urgence d’agir face à cette impunité qui perdure. Si en 2012, le taux d’impunité atteignait 95%, il reste aujourd’hui à un niveau inquiétant, ce qui appelle à un engagement renforcé des gouvernements pour poursuivre les auteurs de ces crimes et instaurer un climat de protection pour les professionnels des médias.
Le rapport précise également que de nombreux journalistes ont perdu la vie en dehors des zones de guerre, victimes de représailles pour leurs investigations sur le crime organisé, la corruption et les mouvements de protestation. L’Unesco insiste sur la nécessité de faire des efforts soutenus pour empêcher que ces crimes ne restent sans réponse, soulignant qu’assurer la justice est une des clés pour freiner la violence envers les journalistes.
La Rédaction

