La Guinée équatoriale franchit un nouveau cap en matière de sécurité. Le gouvernement a signé un contrat avec la société chinoise Huawei pour équiper ses ministères et tribunaux d’un système avancé de vidéosurveillance, selon l’annonce officielle faite par la chaîne nationale TVGE. Cette mesure, qui sera d’abord déployée dans les villes de Malabo et Bata, vise à renforcer la sécurité nationale et à répondre aux attentes de la population, notamment en matière de protection des mineurs.
Mais cette initiative, présentée comme un gage de transparence et de rigueur administrative, survient dans un contexte explosif. Le scandale des sextapes impliquant Baltasar Ébang Engonga, surnommé « Bello », ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), a ébranlé l’opinion publique et terni l’image des institutions. Ces vidéos, filmées dans des lieux aussi improbables que son bureau au ministère des Finances ou les toilettes d’un tribunal, ont envahi les réseaux sociaux, suscitant un torrent de réactions : memes, parodies, chansons satiriques et concours de danses ont déferlé, alimentant un véritable buzz international.
Proche du chef de l’État, Baltasar Ébang Engonga a été révoqué par décret présidentiel et se trouve désormais incarcéré à la prison de Black Beach en attendant son procès. Accusé de détournement de fonds publics, il est également critiqué pour les implications diplomatiques et sociales de ses sextapes, qui mettent en cause plusieurs épouses de dignitaires locaux.
En installant la vidéosurveillance, les autorités entendent non seulement prévenir de tels débordements, mais aussi rétablir la confiance dans les institutions publiques, fragilisée par cette affaire retentissante. Ce projet, étalé sur 18 mois, est vu comme un moyen d’assainir la gestion des espaces administratifs tout en répondant à un besoin croissant de transparence et de discipline au sein des hautes sphères de l’État.
Ce tournant marque un signal fort : les couloirs du pouvoir seront désormais sous l’œil vigilant des caméras.
La Rédaction

