Le verdict du procès des présumés auteurs du massacre du 28 septembre 2009 devrait être rendu ce 31 juillet 2024. Le procès s’est ouvert le 28 septembre 2022 et a duré 18 mois. Durant les audiences, le tribunal a recueilli les témoignages de plus d’une centaine de victimes et de témoins, ainsi que ceux des 11 accusés. Cette procédure a été suivie de près par les victimes et leurs familles, suscitant une grande attention pour la justice des victimes et constituant un moment de vérité pour elles.
Le 28 septembre 2009, des forces de sécurité guinéennes ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques rassemblés dans le stade de Conakry en Guinée. Cette répression sanglante a fait au moins 157 morts, dont 109 femmes victimes de violences sexuelles. Les forces de sécurité ont ensuite procédé à une opération de dissimulation, enterrant les corps dans des fosses communes. Ce massacre a été perpétré pendant une manifestation des partisans de l’opposition guinéenne contre le projet du chef de la junte militaire Moussa Dadis Camara de se présenter à l’élection présidentielle. Cette répression a été suivie d’une période de répression soutenue contre l’opposition.
Les avocats des victimes ont requis des condamnations pour crimes contre l’humanité et des peines de prison à vie. Le parquet a également demandé des peines allant de 14 ans à la perpétuité. En cas de condamnation, au moins cinq avocats des victimes ont demandé aux juges d’accorder une série de réparations entre un et trois milliards de francs guinéens pour chaque groupe de victimes, y compris celles ayant subi des blessures physiques et enduré un traumatisme psychologique.
Les partenaires internationaux de la Guinée, dont l’ONU, l’Union européenne et les États-Unis, ont soutenu la quête de justice pour les crimes du 28 septembre 2009 en Guinée. Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a également entrepris un dialogue avec les autorités guinéennes afin de les encouragés à honorer leur engagement initial de rendre justice dans cette affaire.
La justice bien que tardive pourra-t-elle apaiser les cœurs meurtris des victimes ? seule la suite de l’histoire nous en dira plus
La Rédaction

