Face à la multiplication de chargements jugés dangereux sur les routes du Grand Lomé, la Division de la sécurité routière (DSR) annonce un renforcement des contrôles ciblant les triporteurs. L’objectif est de réduire les risques d’accidents tout en encadrant un secteur devenu essentiel à la logistique urbaine informelle.
Lomé — Dans la capitale togolaise, les triporteurs à bagages sont devenus omniprésents dans le transport de marchandises de proximité. Mais leur usage s’accompagne de pratiques de chargement de plus en plus contestées par les autorités, notamment le transport de bois, de barres de fer ou de matériaux dépassant largement les dimensions des engins.
Face à cette situation, la Division de la sécurité routière (DSR) annonce une intensification des contrôles sur l’ensemble du réseau routier du Grand Lomé. Les opérations viseront en priorité les infractions liées au gabarit, à l’arrimage et au dépassement des charges autorisées.
Le risque des chargements hors normes
Pour les autorités de sécurité routière, la question dépasse la simple infraction technique. Les triporteurs surchargés modifient l’équilibre des véhicules, réduisent leur capacité de freinage et augmentent les risques de perte de contrôle, notamment en cas de freinage brusque ou d’obstacle imprévu.
Le commissaire divisionnaire Tassa Agba, chef de la DSR, souligne que certains chargements présentent un danger direct pour les autres usagers de la route. Les éléments longs et rigides, mal fixés ou dépassant du véhicule, peuvent devenir particulièrement dangereux en cas d’accident ou de manœuvre d’urgence.
Un encadrement sans remise en cause du secteur
Les autorités rappellent toutefois que l’usage des triporteurs n’est pas interdit dans la capitale. Ces engins, introduits à faible coût, ont rapidement trouvé leur place dans l’économie urbaine, notamment dans les activités de livraison et de transport de marchandises.
L’enjeu actuel ne consiste donc pas à restreindre leur usage, mais à encadrer leurs conditions d’exploitation afin de limiter les risques et d’améliorer la sécurité routière dans un contexte de forte densité de trafic.
Une réponse aux tensions de circulation urbaine
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de pression croissante sur le réseau routier du Grand Lomé, où cohabitent véhicules particuliers, poids lourds, motos-taxis et triporteurs.
En ciblant les pratiques les plus à risque, les autorités cherchent à renforcer la discipline routière et à réduire la sinistralité, tout en tenant compte du rôle économique que jouent ces engins dans les chaînes de distribution informelles.
La Rédaction

