La découverte de milliers de poissons morts dans le bassin de rétention de Todman, au Togo, a déclenché une mobilisation rapide des services publics. Alors que les causes exactes de cette hécatombe restent inconnues, l’Association togolaise des consommateurs (ATC) a salué la réactivité des autorités tout en appelant à une vigilance renforcée.
Dans un communiqué publié mercredi, l’ATC a mis en avant l’efficacité des opérations de nettoyage menées par les équipes gouvernementales. Elle réclame néanmoins des analyses rigoureuses pour identifier l’origine du phénomène. « La transparence est cruciale pour rassurer la population et prévenir de futures crises », a insisté l’organisation, appelant à une communication régulière sur les résultats des expertises en cours.
Les premières hypothèses évoquent une contamination chimique ou une perturbation grave de l’écosystème local, mais aucune cause officielle n’a encore été confirmée. En attendant les conclusions des analyses, l’ATC recommande aux habitants d’éviter tout contact avec les eaux du bassin et de ne pas consommer les poissons provenant de cette zone, même s’ils semblent en bon état.
Cet épisode ravive le débat sur la surveillance des réserves d’eau au Togo, en particulier dans un contexte d’urbanisation rapide. Plusieurs organisations de la société civile appellent à un renforcement des contrôles sanitaires et à la mise en place de mesures préventives, pour préserver à la fois la biodiversité et la santé des populations riveraines.
La gestion de cette crise environnementale pourrait constituer un tournant pour la politique écologique du pays, à la croisée de l’urgence sanitaire et de l’exigence de solutions durables.
La Rédaction

