Le nord du Togo fait l’objet d’une série d’investissements structurants dans les secteurs de l’énergie, du numérique et de la cohésion sociale. À travers plusieurs projets financés par des partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, les autorités entendent renforcer les infrastructures de base et améliorer l’accès aux services essentiels dans les régions des Savanes et de la Kara.
Une mission de terrain pour mesurer l’impact des projets
Le nouveau représentant du Groupe de la Banque mondiale au Togo, Tony Verheijen, effectue depuis mercredi une mission dans la région des Savanes. Ce déplacement vise à apprécier directement sur le terrain les résultats des projets financés par l’institution et à renforcer le suivi de leur mise en œuvre.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de passage des rapports administratifs à l’observation concrète des réalisations, dans un contexte où la performance et la redevabilité des financements sont devenues des exigences centrales.
RESPITE : un projet structurant pour l’accès à l’énergie
Le projet RESPITE constitue l’un des principaux axes d’intervention dans la région. Il vise à améliorer l’accès à une énergie stable et durable dans une zone historiquement sous-équipée.
Le dispositif comprend la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 25 MWc à Dalwak, en périphérie de Dapaong, associée à un système de stockage par batteries d’au moins 36 MWh. Ce dispositif est complété par une ligne d’évacuation de 14 km, l’installation de 1 853 lampadaires solaires et le raccordement de 12 100 foyers au réseau électrique.
L’ensemble vise à renforcer la disponibilité de l’électricité, y compris en dehors des périodes d’ensoleillement, afin de soutenir les activités économiques et sociales locales.
IDEA : renforcer l’accès au numérique dans les services publics
Le projet IDEA cible la connectivité numérique des services publics dans les régions des Savanes et de la Kara. Il prévoit le raccordement d’environ 8 000 institutions publiques, notamment des écoles et des centres de santé, au haut débit.
L’objectif est de réduire les inégalités d’accès aux services numériques et de favoriser la modernisation progressive des administrations et des services sociaux de base.
COSO : cohésion sociale et résilience communautaire
Le programme COSO s’inscrit dans une approche de stabilisation des zones du nord du golfe de Guinée. Il vise à renforcer la cohésion sociale, améliorer la résilience des communautés et prévenir les tensions locales.
Le programme inclut également des investissements dans les infrastructures de base et des initiatives destinées à élargir les opportunités économiques, notamment pour les jeunes et les femmes.
Une exigence de résultats et de gestion rigoureuse
Sur le terrain, le représentant de la Banque mondiale a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des ressources mobilisées. Il a rappelé que chaque financement doit se traduire par des résultats concrets et durables, adaptés aux besoins des populations bénéficiaires.
Cette approche met en avant une logique de performance et d’efficacité dans l’exécution des projets, au-delà de leur simple mise en œuvre technique.
Lecture d’ensemble
L’ensemble de ces projets dessine une dynamique commune : le renforcement progressif des infrastructures essentielles dans le nord du Togo. L’énergie, le numérique et la cohésion sociale apparaissent comme trois leviers complémentaires d’une transformation territoriale structurée.
La Rédaction

