Face à la chute persistante des prix des matières premières agricoles sur le marché mondial, le Ghanaamorce une réorientation majeure de sa politique agricole. Le pays entend désormais transformer ses produits avant exportation, pour générer de la valeur ajoutée et renforcer sa compétitivité internationale.
Une stratégie axée sur la valorisation des cultures arboricoles
Lors de la première édition du Sommet et Salon ghanéen sur l’investissement dans les cultures arboricoles, le ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Eric Opoku, a précisé les priorités : la transformation locale de la noix de cajou, du karité, de la noix de coco, du caoutchouc, de la mangue et de l’huile de palme. L’objectif est clair : passer de l’exportation de matières premières brutes à des produits finis ou semi-finis prêts pour le marché international.
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« La noix de cajou doit être transformée localement avant l’exportation. Le karité doit inclure du beurre raffiné et des dérivés cosmétiques. La noix de coco doit être convertie en huile, fibres, boissons et intrants industriels. Le caoutchouc doit alimenter les industries de transformation en aval, et la mangue doit être préparée pour l’exportation sous forme de produits finis », a expliqué Eric Opoku. Il a ajouté que l’huile de palme devrait être intégrée dans un modèle agro-industriel intégré pour maximiser sa valeur économique.
De la théorie à la pratique
Pour le ministre, l’heure est à l’action : « Aujourd’hui marque un tournant décisif dans la transformation de l’agriculture ghanéenne. Il ne s’agit plus seulement d’un changement de discours, mais d’une mise en œuvre concrète ». Cette transformation vise à impacter les exploitations agricoles, les unités de production locales et les marchés d’exportation, tout en offrant des opportunités d’investissement structurées pour les acteurs privés.
Eric Opoku a également encouragé les investisseurs à profiter de la stabilité démocratique du pays et de l’expansion programmée des capacités de transformation, soulignant que la valeur ajoutée localedeviendra désormais un pilier central de la stratégie agricole nationale.
La Rédaction

